BIDAULT
Pirogues et pagaies, Susse, 1945

CONSTANTIN-WEYER
La Verendrye, éd. Didier, 1941

DELAIVE
Canotage et canotiers de la Seine, Bulletin des Amis du musée de la batellerie n° 28, 1991
Les plaisirs de l'eau, éd. Association des Amis du musée de la batellerie, 1995

DESROSIERS
Les engagés du Grand Portage, éd. Gallimard, 1938

FEDERATION FRANCAISE de CANOE KAYAK
Canoë kayak (enseignement de base), éd. INS, 1966

GALLAIS, SERRERO, CALVET
Des étudiants en ethnologie construisent un canoë Cree, in Chasse-Marée n° 45, 1989

GAUBERT
Canoé quand même !, éd. Havas, 1950

GERMAIN
Les coureurs des bois - La saga des Indiens blancs, éd. Libre Expression, 2003

KARR, GATAYES et col
Le canotage en France, éd. Taride, 1858 (rééd. Chasse-Marée, 1991)
 

LAUWICK

La jeunesse en plein air, De Gigord, 19??


MEVEL
Marcel Bardiaux, une vie sur l’eau, Chasse-Marée n° 94, 1995

MUSÉE FOURNAISE
Le canotage, éd. Musée Fournaise, 2000

MUSEE DE LA MARINE DE LOIRE
Au fil de la Loire, plaisance & canotage, 2013

POIRIER
John "Rob Roy" MacGregor, un gentleman pagayeur et ses canoës à voiles, Chasse-Marée n° 202, 2008
Le canoë à voiles, Chasse-Marée n° 204, 2008
Les croisières de John MacGregor, Chasse-Marée n° 228, 2010
Pixels et vieilles carènes, Chasse-Marée n° 228, 2010

de RAVEL et de THOISY-DALLEM (sous)
Canoës et kayaks - La découverte d'un nouveau monde, éd. Musée National de la Marine, 2004 *

RIOUSSET
Les bords de Marne de Lagny à Charenton du Second Empire à nos jours, éd. Amatteis, 1984

ROBERTS et SHACKELTON
Le canoë d'écorce, Chasse-Marée n° 37, 1988

de la RONCIERE
Au fil du Mississipi avec le père Marquette, éd. Bloud et Gay, 1935

SALAVDORI
Le canoë canadien en Europe, Chasse-Marée n° 47, 1990

de la TOMBELLE
L'homme à la pirogue, éd. Jusse, 1943
 
VESPER
50 années de la Fédération Internationale de Canoë, éd française, 1974 (?)
   


BIDAULT, Pirogues et pagaies, 1945 (la Bibli du Canoe)

 

 

Pirogues et pagaies

 

 

 

 

Jacques BIDAULT

1945

 

Ed. Susse, 1945 (296 p)

 

Étude très détaillée et très intéressante sur les embarcations primitives et leur moyen de propulsion. Situe bien le canoë et la kayak dans l'histoire et la géographie des petites embarcations.

 

Intérêts :

- Tous ces petits bateaux sont des pirogues, plus ou moins élaborées (p. 9). "On donne généralement le nom de pirogue à des embarcations effilées et légères, creusées en général dans un seul tronc d'arbre, mais faites parfois aussi d'écorces ou de peaux de bêtes cousues. Telle est la définition qu'il est d'usage de donner à la pirogue. Mais sous ce vocable de "pirogue" il faut comprendre tous les types d'embarcations envisagés depuis les origines de la navigation : le radeau, l'outre fermée, l'outre étalée circulaire de peaux, le canot circulaire de vannerie, le canot fermé de peaux (kayak), le canot de peau sur grand cadre (oumiak), la pirogue d'une pièce d'écorce, la pirogue d'un tronc creusé, la pirogue d'écorces cousues, la double pirogue, la pirogue à un balancier, la pirogue à deux balanciers, la pirogue d'un tronc creusé rehaussé de planches, la pirogue de planches.

Les pirogues se manient le plus souvent à la pagaie mais également à la voile." (p. 12).

  1. Les pirogues préhistoriques. Elles sont monoxyles : faites d'un un seul morceau de bois. Peu ont été retrouvées (du fait du pourrissement du bois) en Suisse, France. Des gravures sur pierre en Suède. La rame est une élaboration ultérieure de la pagaie. Certaines pales de pagaie ressemblaient à des pattes de canard.
  2. Les pirogues antiques. Égyptiennes, en roseau ou papyrus ou bois, à la perche ou pagaie (pales en forme de fleur de lotus). Assyriennes, en peau de bêtes ; simples outres gonflées ou nacelles de peau sur légère armature bois.
  3. Les contemporaines :

Radeaux : certainement la 1ère embarcation sur laquelle on a pu se jucher. Du simple tronc à l'assemblage plus sophistiqué ; à voile, perche ou pagaie ; en rondins, branches, racines, bambou, tiges, écorce ou racine. Plutôt en Afrique, Océanie, Amérique du Sud.

 

Outres : simple dépouille de mouton gonflée ou coracle (genre de corbeille ronde en peaux tendues sur armature végétale). Plutôt chez Amérindiens, Bretons, Gallois, Irlandais. Les pagaies des Amérindiens étaient percées-décorées au milieu de la pale, pour les reconnaître (p. 91).

 

Canots en vannerie : genre de gros panier rond en végétaux, recouvert d'un imperméabilisant (asphalte, résine, bouse). Mus à la godille. Plutôt en Asie mineure, Inde et Chine.

 

Pirogues de peau

Kayak (p. 101) : plutôt au Groënland, Labrador, Alaska. Peau de phoque ou morse sur structure solide assemblé avec des chevilles d'os ou d'ivoire (p. 121). 3 peaux de phoque enduites d'une espèce de suif épais et gras. En séchant, la peau se tend. Principalement monoplaces, d'environ 5,50 m x 56 cm et 30 de hauteur, trou d'homme de 45 cm. Mais aussi des biplaces aux îles Aléoutes (et triplaces russes). Pagaies doubles de 1,80 à 2 m, pales de 90 x 10 à 12 cm, manche très court. Le kayak d'Alaska est souvent décoré, comme les canoës canadiens, l'étrave haute et à la pagaie simple. Pendant l'hiver, on les remise au sec sur des tréteaux, dépouillés, la peau rangée à l'abri des chiens (p. 119).

Oumiak (p. 115) : aussi appelé baïdara, plus grand que le kayak (de 3 à 17 m) pour porter plus de charge ou chasse à la baleine et servant à plusieurs familles. Des oumiaks de guerre pour 40 personnes.

 

Pirogues d'écorce : elles seraient antérieures aux pirogues monoxyles car encore plus simples (p. 123). Faites d'une seule écorce ou de plusieurs, cousues. 1. D'une seule écorce (p. 124), plutôt en Australie, Brésil, Sibérie orientale.Une grande écorce liée aux deux extrémités et tenue ouverte au centre par des barrots. Perche ou pagaie courte. 2. Écorces cousues (p. 126) d'eucalyptus, hêtre ; plutôt en Australie, Sibérie, Laponie. Même procédé de fabrication avec en plus les coutures et des membrures pour donner la forme. Ligatures en racines, nerfs animaux, fanes de baleine, jonc ; calfatées à la mousse ou tiges d'herbes.

Dont les canots indiens. Ils sont les pirogues d'écorce les plus élaborées (p. 131). Écorce de bouleau, pin, orme, cèdre jaune. Armature et pagaies en sapin ou bouleau. Calfatage en gomme d'épinette mélangée à de la cendre de bouleau. Ligature en racines d'épinette. A la pagaie simple, agrémentée d'une poignée arrondie (p. 137). Parfois à ma voile de fortune (écorce ou tissus). Deux outils : le couteau-croche et un poinçon. Procédé de fabrication (p. 134). Plus la pointe du bateau était relevée, plus les eaux étaient agitées. Légères de 20 kg, elles pouvaient être portées. Mais d'une solidité à toute épreuve (p. 136).

 

Pirogues monoxyles : creusées dans un seul tronc d'arbre. D'autres pirogues plus stables : élargies à l'étuve ; doubles pirogues (deux pirogues monoxyles assemblées à la manière d'un catamaran) ; à balancier (le flotteur étant placé côté vent, non pour résister à l'enfoncement mais pour résister à son soulèvement).

Pirogues de planches cousues...

 

Le kayak pliant d'aujourd'hui vient du kayak esquimau (p. 288). Il y a eu :

  1. 1861, le premier petit bateau tout bois à Leipzig, "l'englaender"
  2. 1880, on adopte la toile aux États-Unis et en Grande-Bretagne
  3. 1900, le premier canot pliant à Munich, par Schnell
  4. 1905, le premier kayak pliant, par Henrich
  5. Après la première guerre mondiale l'emploi de la toile caoutchoutée

Exploits en kayaks pliants : 1925, Schott parcourt 40 000 km ; 1926, Heim traverse de la Méditerranée ; 1928, Romer traverse l'Atlantique (p. 288).

Le canoë "canadien" vient des canoës indiens du Canada (p. 289). La périssoire de la pirogue à planches (p. 290).

Lexique en fin de livre (p. 292).

 


CONSTANTIN-WEYER, La Verendrye, 1941 (la Bibli du Canoe)

 

 

La Verendrye

 

 

Maurice CONSTANTIN-WEYER

1941

 

Ed. Didier (144 p)

 

Sur l'exploration de l'Amérique du nord au XVIIIè siècle par La Verendrye et ses fils, au nord-est des Rocheuses.

 

Intérêts :

- Ce livre ne traite pas de canoë.

- Les noms des Français explorateurs du Canada : Cartier, Champlain, de la Salle, Marquette, Jolliett.

- Par la suite, La Verendrye continue l'exploration plus à l'ouest, dans l'idée de trouver le passage pour la Chine et ses richesses.

- Le seul passage où il s'agit de canoë (p. 57).

 


DELAIVE, Canotage et canotiers de la Seine, 1991 (la Bibli du Canoe)

Canotage et canotiers de la Seine

 

 

 

Frédéric DELAIVE

1991

 

Bulletin de l'Association des Amis du musée de la batellerie n° 28, 1991 (46 p)

 

en vente ici

 

Frédéric Delaive, historien du canotage français, retrace l'apparition et le développement important de cette activité de loisir à Paris, au début du XIXè siècle. Il montre les secteurs géographiques privilégiés, les raisons de l’essor du canotage, les mœurs très "légères" des canotiers.

 

Voir aussi, plus bas, "Musée Fournaise", en partie du même auteur.

 

Intérêts :

- Le canotage apparait à Paris entre 1825 et 1830. C'est une activité populaire, bon enfant, loin des navigations mondaines du grand canal du château de Versailles ou du "rowing" à l'anglaise. Il est fait de modestes croisières, déjeuners sur l'herbe ou en guinguettes, chansons et danses (p. 7). Aux yeux de la bonne société, le canoteur n'est pas respectable : choquant, pas discret, en mauvaise compagnie (p. 20).

- Quelques raisons : le monde professionnel fluvial animant la Seine à cette époque est cosmopolite et très populaire (p. 8) ; les jeunes et les artistes qui amorcent les sorties sur l'eau recherchent l'aventure (p. 9) ; ceux qui suivront recherchent la gaité, le plaisir, voire la débauche.

- La canalisation de la Seine à partir de 1840 (pour raison commerciale) a grandement facilité l'accès à l'eau, en toute saison (p. 12). Puis l'industrialisation de la capitale à la fin du XIXè siècle et l'amélioration des chemins de fer ont éloigné cette pratique en banlieue (pp. 16 - 17).

- On peut distinguer deux secteurs autour de Paris, matériellement séparés par les ponts des iles du centre (Cité, Saint Louis, Louviers) et respectivement desservis par deux gares : la Basse Seine vers l'aval (Chatou, Bougival, Asnière, Argenteuil) par la gare Saint Lazare, et la Haute Seine vers l'amont et la Marne (Nogent, Joinville, Charenton, la boucle de la Marne) par la gare de la Bastille (p. 42).

- La carte présentant les environs de Paris et ses gros centres de canotage (p. 24).

- Les piliers parmi les guinguettes sont : la Maison Fournaise à Chatou, la Grenouillère à Bougival ; mais aussi Convert, l'Horloge, Jullien, Meurice, le Petit Robinson (p. 26).

- Au début du canotage, on portait la tenue des bateliers et marins (grosse toile et couleurs criardes). Vers 1860 avec la mode anglaise, on a porté des tenues plus légères et blanches (p. 28).

- Fin XIXè, l'artisanat des premiers constructeurs devient art, avec Dossunet, Tellier, Lein (p. 34).

- Disparition progressive du canotage fin XIX (industrialisation, apparition du vélo, 1ère guerre mondiale, congés payés). C'est l'époque du canoë canadien. Dans les années 1930, c'en était fini du canotage en Seine et Marne (p. 40).

 


DELAIVE, Les plaisirs de l'eau, 1995 (la Bibli du Canoe)

Les plaisirs de l'eau

 

 

 

Frédéric DELAIVE

1995

 

Ed. Association des Amis du musée de la batellerie, 1995 (36 p.)

 

Bulletin retraçant les débuts des "Loisirs et sports nautiques en rivière, XIXème-XXème siècle" (sous-titre). Entre aristocratie et pratique populaire, proximité ou éloignement de la ville, retour sur ces pratiques qui ont fait les débuts des sports d'eau.

 

Intérêts :

- Avec les premiers bains en rivière au XIXè siècle, les bonnes manières se scandalisent de la nudité de ces baigneurs sauvages. On préfère les cacher et c'est l'ouverture des baignades publiques en rivière, bains flottants (les piscines n'existent pas encore). Or, se laver en rivière était habituel à une époque où l'eau courante n'allait pas encore à tous les étages (p. 10).

- Mais fin XIXè, ces bains furent progressivement supprimés des villes pour élargir les chenaux navigables (p. 12).

- Apparition du "canotage", version populaire du yachting, à Paris vers 1830. Les gens simples veulent faire comme les aristocrates, pendant le nouveau repos dominical (p. 17).

- Alors que les plus riches naviguent sur des yoles de promenade luxueuses, les autres louent des périssoires (kayak à fond plat et pagaie double), podoscaphes (catamaran de deux périssoires, qui deviendront plus tard hydrocyles et pédalos) (p. 26).

- Là encore, les mœurs légères des canotiers scandalisent la bonne société (p. 18).

- Ce canotage des débuts a disparu progressivement vers la fin du XIXè siècle à cause de : la pollution grandissante, l'industrialisation des bords de rivières, l'apparition de nouvelles activités sportives : vélo, sports nautiques (p. 18) dont les canoës français (à l'aviron) et canadien (à la pagaie) après 1890 (p. 26).

- Le premier kayak en France est un pliant allemand, début XXè (p. 26).

- Après les récits de croisières en canot de MacGregor et Stevenson, le style devient un vrai genre littéraire. Notamment chez Stock édition (p. 28) mais aussi au TCF (fondé en 1890) qui publie ses nombreux Guides du canoëiste (en collaboration avec le CCF fondé en 1888 ; lancés par Bonnard, puis repris par Dacier et Knetch) (p. 36).

- Les parutions du "faits le toi-même" sont à la mode avant 1939. Chacun peut se construire son propre canoë. "La vie sur l'eau" (expression du journal l'Aviron au début du XXè), (p. 36) "l'appel du large" (p. 32) font des émules. Les constructeurs de bateau bois diversifiaient leur production (bateaux moteurs chics et simples canoës) pour toucher un public élargi (p. 30).

- Le TCF a beaucoup fait pour la promotion du canoë en France : nombreuses publications, infrastructures et réseaux locaux de délégués (p. 30). Mais aussi le Salon nautique dès 1926 qui offre du rêve aux parisiens (p. 32).

- Pourtant les problèmes de voisinage n'ont jamais cessé entre différents usagers de l'eau : pêcheurs, aviron, marine marchande, baigneurs, canoteurs... (p. 32).

 


DESROSIERS, Les engagés du Grand Portage, 1938 (la Bibli du Canoe)

Les engagés du Grand Portage

 

 

Léo-Paul DESROSIERS

1938

 

Ed. Gallimard, 1938 (216 p)

 

Histoire de l'ascension professionnelle de Nicholas Montour, employé de la Compagnie du Nord-Ouest, au Canada. On suit une brigade de prospecteurs en peaux à travers leurs saisons dans les terres habitées par les Indiens et leur commerce avec eux. On y apprend les rivalités avec les compagnies concurrentes (notamment la Cie de la Baie d'Hudson).

 

Intérêts :

- Ces commerçants utilisaient des canoës (de taille classique) mais aussi des canots de maîtres, grands bateaux qui emportaient de très grandes charges (p. 9).

- Réparation en écorce, wattap (fines racines d'épinette en guise de lien) et résine sur les coutures (p. 20).

- Une canotée : unité de mesure correspondant au volume de peaux que pouvait emporter un canoë (p. 78).

- Ils naviguent à la rame et les abandonnent parfois pour la haussière qui permet de touer les bateaux (tirés à la cordelle) (p. 135).

- Passant l'hiver dans de petits forts dans les bois, ils enfouissent leurs bateaux en terre à l'automne et les en sortent au printemps (p. 161).

 


FFCK, Canoë kayak (enseignement de base), 1966 (la Bibli du Canoe)

Canoë Kayak (enseignement de base)

 

 

Fédération Française de Canoë-Kayak

1966

 

Ed. INS, 1966 (35 p.)

 

Livret présentant les techniques de base à apprendre pour débuter le canoë-kayak.

 

Intérêts :

- "Origine et historique" : deux petits paragraphes (p.21) au sujet de l'histoire du canoë.

 


GALLAIS & col, Des étudiants construisent un canoë cree, in Chasse-Marée n° 45, 1989 (la Bibli du Canoe)

Des étudiants construisent un canoë cree

GALLAIS, SERRERO, CALVET

1989

 

n° 45, 1989 (2 p.)

vente ici.

 

La présentation d'un cours pratique d'ethnologie à l'université où les étudiants construisent un canoë d'écorce à la manière des Indiens Cree.

 


GAUBERT, Canoé quand même ! 1950 (la Bibli du Canoe)

 

Canoé quand même !

 

 

 

(Docteur) Georges GAUBERT

1950

 

Ed. Havas, 1950 (144 p)

 

Ce livre ne traite pas de l'histoire du canotage. Mais par le témoignage de souvenirs de croisières (cf. la section "Récits de croisières") il donne une idée de ce qu'a été la randonnée en canoë et kayak autour de la seconde guerre mondiale et particulièrement pendant l'occupation en zone libre.

 

Intérêts :

- Le rôle de la SNCF à cette époque : on y lit bien souvent le transport des bateaux en train et l'appui qu'il a représenté dans le développement de ce sport à accéder aux vallées reculées. Et pourtant, la suppression de petites lignes de chemin de fer (non rentables) a diminué d'autant l'accès aux villages reculés et aux jolies rivières.

- La naissance des barrages électriques, des lacs artificiels et vallées noyées.

- Les restrictions pendant la guerre : approvisionnement en essence problématique pour le transport en voiture (p. 101) ; la SNCF n'acceptant plus les canoës pendant la guerre (Est-ce là la fin des bateaux dans les trains ?) ; le troc plutôt que le paiement pour se fournir en nourriture dans les fermes...

- Le livre est divisé en deux parties : 1. croisières avec banquets ; 2. avec tickets. Faut-il y voir le confort des années d'avant-guerre contre les difficultés liées à la guerre (tickets de rationnement) ?

 


GERMAIN, Les coureurs des bois, 2003 (la Bibli du Canoe)

Les coureurs des bois

 

 

Georges-Hébert GERMAIN

2003

 

Ed. Libre Expression, 2003 (160 p.)

vente ici

 

L'installation des premiers blancs sur les territoires du nord-est et le mélange avec les populations autochtones. Il y est peu question de canoë mais on apprend pourquoi cette embarcation a pris autant d'importance là-bas : c'était le meilleur moyen de transport pour l'exploitation à grande échelle de la traite des fourrures aux XVII et XVIIIème siècles.

 

Intérêts :

- Les voitures d'eau (p. 42-43) : la construction du canoë en écorce de bouleau ; les meilleurs constructeurs furent les Ojibwés et les Algonquins de Trois-Rivières.

- Le canot de maître (p. 80-81) : c'est le canot indien agrandi pour les besoins de chargement intensif de la traite des fourrures. On y chargeait jusqu'à 4 tonnes de marchandises plus une dizaine d'hommes. Le nom de maître lui vient de Louis Maître, fameux artisan de l'époque.

- L'équipage (p. 82-83) : les rôles aux différents postes, gouvernail, avant, milieu. Le voyage dans les terres sauvages durait souvent plusieurs mois.

- Les très nombreuses illustrations.

 


KARR & GATAYES, Le canotage en France, 1991 (1858) (la Bibli du Canoe)

Le canotage

en France

 

 

 

Alphonse KARR & Léon GATAYES

1991 (1858)

 

Ed. Taride, 1858 (réédition Chasse-Marée Armen, 1991 (296 p.)

 

Livre écrit par une dizaine d'auteurs, au sujet des débuts du canotage parisien (sur Seine et Marne), au milieu du XIXè siècle.

 

Intérêts :

- Karr se dit un des premiers canotiers parisiens (p. 17).

- Son souvenir le plus ancien d'un petit canot à voile à Paris remonte à 1822 (p. 19).

- A cause de groupes de canotiers sans gêne, il était devenu honteux de s'avouer canotier. Leurs mauvaises manières ternissaient cette pratique. Le Manuel du Canotier (1846) a, malgré lui, contribué à cette mauvaise image du canotage. Il a fallu attendre la pratique de compétition et son utilité hygiénique reconnue pour que le canotage retrouve sa respectabilité (p. 37).

- Les canotomanes et leur canotomanie (p. 41).

- La plus belle des sorties est le Tour de Marne (p. 46).

- La basse Seine est le lieu du canotage bourgeois (p. 53).

- Le canotage a débuté à la voile, s'est développé avec des bateaux mixtes (voile et aviron) avant de construire des bateaux exclusivement à l'aviron (p. 113).

- Premier bateau de plaisance sur la Seine vers 1823 ( p. 144).

- C'est vers 1850 qu'on a construit les premiers bateaux exclusivement de course (les skiffs). Acajou et sapin ont remplacé le chêne. D'exclusivement plaisant, le canotage devient sportif (p. 144).

- Gravure de podoscaphe et périssoire (p. 127).

- Paris a été le plus gros centre de plaisance français avec la Société des Régates Parisiennes. Mais c'est en 1840, au Havre, que fut créée la première société nautique. Puis Rouen, 1850... (p. 230).

- Mention d'embarcations sans porte-nage dans une course (p. 216).

- Alphonse Karr et Léon Gatayes doivent être placés au premier rang de nos premiers canotiers." (Lecaron, p. 276).

 


LAUWICK, La jeunesse en plein air, De Gigord, 19?? (la Bibli du Canoe)

La jeunesse

en plein air

Hervé LAUWICK

19??

 

Ed. J. de Gigord (206 p)

 

Livre traitant des différents sports de plein air de l'époque. Un chapitre traite du canoë.

 

Intérêts :

- Le kayak pliant (par rapport au canadien) a beaucoup fait pour la popularité de ce sport étant moins cher (1 000 F au lieu de 1 800 F) et bien plus aisé à transporter (p. 58).

- La SNCF a bien compris l'engouement pour ce sport en créant les "wagons camping" capables de transporter des canadiens, et en proposant des tarifs attractifs (p. 62).

- Les canadiens, vernis, sont les plus beaux. Les kayaks pliants en caoutchouc sont plus les plus adaptés pour la rivière (p. 60).

- Lauwick présente les Allemands comme les artisans de la mode du kayak (par rapport au canadien) (p. 75).

- Exploits de Gueldry et des Huard (p. 75).

 


MEVEL, Marcel Bardiaux, une vie sur l’eau, in Chasse-Marée n° 94, 1995 (la Bibli du Canoe)

Marcel Bardiaux

 

Xavier MEVEL

1995

 

Chasse-Marée n° 94, 1995 (14 p.)

vente ici.

 

Un aperçu de la vie peu ordinaire de ce passionné de navigation et surtout pionnier en canoë-kayak et aventurier au long cours.

Tout petit, il a construit un canoë et a voulu réaliser de grandes choses en bateau. Il a monté un magasin d'articles de camping et de sports de plein air.

 

Intérêts :

- Tour d'Europe en canoë (la Belle étoile) en 1930 à vingt ans : 8 000 km au départ de Paris sur Marne, Rhin, Danube, mers Noire et Méditerranée, canal du Midi et voies d'eau intérieures.

- Il a vendu des kayaks pliants importés d'Allemagne puis s'est mis à vendre ses propres kayaks et tentes.

- Le premier Français à savoir esquimauter.

 


MUSEE FOURNAISE, Le canotage, 2000 (la Bibli du Canoe)

 

 

 

Le canotage

 

 

MUSÉE FOURNAISE

2000

 

Ed. Musée Fournaise, 2000 (16 p.)

 

en vente ici

Catalogue d'exposition sur les débuts du canotage sur la Seine, entre Chatou et Bougival.
 
Intérêts :
- Le canotage débute en France sous la monarchie de juillet (1830 - 1848). A la fin du XIXè siècle, la mode du vélo et l'industrialisation des berges de la Seine détourneront des canotiers de ces lieux. Il reste la maison Fournaise, ancienne guinguette, qui abrite aujourd'hui l'association Sequana.
- En 1820 - 1840, avant que les bateaux de loisirs existent, les pionniers du canotage achetaient des bateaux de pêche, lourds, peu pratiques. De plus, à cause des crues du fleuve, une réglementation sécuritaire imposait des bateaux solides et à fond plat. En 1850, une fois la Seine canalisée, la réglementation s'assouplit et autorise les embarcations plus légères. Naissance du métier de constructeur de petits bateaux de plaisance. Les guinguettes fleurissent en bord de Seine.
- Les trains de banlieue (gares de Saint Lazare pour la Seine et de Bastille pour la Marne) transportent les parisiens à la campagne.
- Autant le sport aviron est issu en France de la bourgeoisie et des étudiants d'université (sur le modèle anglais), autant le canotage est d'influence plus populaire : artistes, petits employés et fonctionnaires ayant le repos dominical (avant 1906). C'est un art de vivre en famille ou entre amis. Il est en France l'un des premiers loisirs des classes moyennes.
- Alors qu'en 1840 on porte la tenue des marins, en 1860 on s'habille à la mode anglaise.
- De nombreux peintres célèbres ont séjourné là-bas : Corot, Manet, Courbet, Monet, Renoir, Caillebotte.

 


MUSEE de la MARINE de LOIRE ,  Au fil de la Loire, plaisance & canotage, 2013 (la Bibli du Canoe)

Au fil de la Loire

 

 

MUSÉE de la MARINE de LOIRE

2013

 

2013 (54 p.)

 

Catalogue de l'exposition au musée, Châteauneuf-sur-Loire, automne et hiver 2013-14. Aux origines du nautisme en France et sur la Loire.

 

Intérêts :

- Le chapitre écrit par Frédéric Delaive :

  • Le canotage nait dans les années 1820-30 à Paris et s'étend à la province (p. 12).
  • Un changement de réglementation en 1863 autorise les périssoires à naviguer sur les rivières. Elles étaient jusque-là interdites à la navigation (p. 15).
  • Le canotage ne nous vient pas des britanniques, comme on le pense trop souvent. Il a pré-existé à la mode britannique qui s'est imposée bien plus tard.
  • Parmi les canotiers, on trouvait des "plaisanciers à femmes", qui ne pratiquaient pas pour le plaisir du canotage mais pour celui des dames (p. 15)
  • C'est pour se démarquer de ces mœurs libertines qu'on est allé chercher, chez les britanniques, les "bonnes manières".
  • Peu à peu et à dessein, on en a oublié les origines françaises du canotage.
  • On comprend mieux la difficulté qu'ont eu les femmes à s'intégrer dans les sociétés nautiques (p. 17).

- Le portrait de Hamerton, précurseur des croisiéristes (p. 40), celui d'Alfred Rouan, grand artisan de la technique de la pagaie simple (p. 44).

- Les photos anciennes.

 


POIRIER, John "Rob Roy" MacGregor, un gentleman pagayeur, in Chasse-marée n°202, 2008 (la Bibli du Canoe)

John "Rob Roy" MacGregor

 

Jean-Yves POIRIER

2008

POIRIER, John "Rob Roy" MacGregor, un gentleman pagayeur, in Chasse-marée n°202, 2008 (la Bibli du Canoe)

John "Rob Roy" MacGregor, un gentleman pagayeur

Jean-Yves POIRIER


 

Chasse-Marée n° 202, 2008 (4 p.)

vente ici.

 

Histoire de MacGregor et de ses différents essais sur bateaux bois. Bref retour sur ses contemporains.

 

Intérêts :

- Les débuts du canotage léger en Europe (Royaume-Uni)

- Des photos

- Le 1er prototype de bateau gonflé à l'air (raft)

 


POIRIER, Le canoë à voiles, in Chasse-marée n°204, 2008 (la Bibli du Canoe)

Le canoë à voiles

 

Jean-Yves POIRIER

2008

POIRIER, John "Rob Roy" MacGregor, un gentleman pagayeur, in Chasse-marée n°202, 2008 (la Bibli du Canoe)

Le canoë à voiles

Jean-Yves POIRIER

2008


 

Chasse-Marée n° 204, 2008 (4 p.)

vente ici.

 

Suite du n° 202.

Évolution des embarcations légères dans deux directions : les voiliers de régates (Fédération Française de Voile) et les canoës à voile (Fédération Française de Canoë Kayak).

Depuis les 1ers prototypes "Rob Roy" du britannique MacGregor en 1865 (genre de canoë ponté), en passant par les "Nautilus" allemands de Baden-Powell (bateau deux fois plus long et bien plus lourd) et les "Rushton" américains (à deux mâts) et plus tard avec planche coulissante pour faire du rappel, pour aboutir aux véritables voiliers de course "canoë international".

 

Intérêts :

- Confusion/Distinction de deux sports sur une même embarcation : la voile et le canoë. Ce type de bateau, qu'on nomme canoë par son petit gabarit, hybride dans son mode de propulsion, est en partie ponté (pour constituer des réserves de flottabilité en mer) et propulsé à la voile.

- Une définition d'époque du canoë : pointu aux deux bouts, 3 pieds de large maximum.

 


POIRIER, Les croisières de John MacGregor, 2010 (la Bibli du Canoe)

Les croisières de John MacGregor

 

Jean-Yves POIRIER

2010

Les croisières de John MacGregor

 

Poirier, Les croisières de John MacGregor

 

n° 228, 2010 (6 p.)

vente ici.

 

Présentation des trois livres de MacGregor, non encore traduits en Français (en 2010) : Un millier de milles dans le canoë "Rob Roy" (1866), Le "Rob Roy" sur la Baltique (1866), Le "Rob Roy" sur le Jourdain (1869).

MacGregor voulait "présenter une autre manière de voyager".

 

Intérêts :

- Photos des gravures des livres d'époque.

- Des extraits choisis et traduits par Poirier.

 


POIRIER, Pixels et vieilles carènes, Chasse Marée 228, 2010 (la Bibli du Canoe)

Pixels et vieilles carènes

 

Jean-Yves POIRIER

2010

 

Pixels et vieilles carènes

 

Poirier, Les Pixels et vieilles carènes

n° 228, 2010 (4 p.)

vente ici.

 

Brève présentation des fonctionnalités basiques des logiciels de dessin en 3D (dont Freeship) des données chiffrées d'un plan de bateau.

 

Intérêts :

- Utilisable aussi bien en système métrique qu'en mesures anglo-saxonnes.

- Calcul de valeurs hydrostatiques utiles : centre de carène, tirant d'eau, poids du bateau...

 


de RAVEL & de THOISY-DALLEM (sous), Canoës et kayaks, Musée National de la Marine, 2004 (la Bibli du Canoe)

Canoës et kayaks

 

 

Patrice de RAVEL

& Anne de THOISY-DALLEM (sous)

2004

 

Ed. Musée National de la Marine, 2004 (56 p.)

 

en vente ici

 

Intérêts :

- De nombreuses informations qui ont contribué à alimenter les pages 'Histoire' et 'Bateaux' de ce site. Ce livre est une petite mine d'or pour le sujet : cf. le sommaire et les illustrations.

- Sur l'histoire du canoë Amérindien, l'article de Gendron (p. 4).

- Sur le kayak traditionnel : l'article de Robert-Lamblin (p. 8).

- Sur les lents débuts du canoë en France, l'article de De Ravel (p. 12).

- Portrait d'Albert Glandaz (Pillon et De Ravel, p. 23) : imprimeur et amateur de yachting et petites embarcations, président de la Fédération Française des Sociétés d'Aviron en 1905, impliqué dans la représentation française au Comité International Olympique. Fondateur du Canoë Club en 1904, éditeur de récits de croisières.

- Portrait d'Alfred Rouan (Pillon et De Ravel, p. 24) : ayant appris la technique de la pagaie du lieutenant Canadien Smith, il en codifie les manœuvres (telles qu'on en apprend encore aujourd'hui dans les clubs, cf. Technique de la pagaie simple, CCF, 1936), les diffusa en France et "ouvrit" plusieurs parcours sportifs. Concepteur du pontage en toile pour canoë. Président du CCF en 1941.

- Une présentation des différents types de petits bateaux (Riousset, p. 40). Il y explique notamment la différence entre un canoë français et le canoë canadien : le premier étant mu à l'aviron et le second à la pagaie.

- La photo d'une baladeuse : genre de périssoire (Thoisy-Dallem, p. 34).

- Les constructeurs de canoës (Riousset, p. 40). Pour plus de détails à ce sujet, visiter l'Annuaire de Chopot, sur le site Carré des Canotiers.

- Dates importantes dans l'histoire du canoë français (De Ravel, p. 50).

- Une histoire de l'évolution des modes de fabrication (De Ravel, p. 38).

 


RIOUSSET, Les bords de Marne, Amatteis, 1984 (la Bibli du Canoe)

Les bords de Marne

 

 

 

Michel RIOUSSET

1984

 

Ed. Amatteis, 1984 (288 p.)

 

Promenade commentée sur ce tronçon de Marne, haut lieu du canotage français, agrémentée de nombreuses photos et détails historiques : ponts, barrages, canaux, moulins, bacs, guinguettes, sociétés d'aviron et de canoë, baignades...

 

Intérêts :

- Les très nombreuses photos d'époque.

- L'histoire des ponts, barrages, quais, sociétés d'aviron et de canoë, guinguettes...

- La mention des clubs de canoë locaux au fil de la descente.

 


ROBERTS & SCHACKELTON, Le canoë d'écorce, Chasse Marée 37, 1988 (la Bibli du Canoe)

Le canoë d'écorce

 

K. G. ROBERTS & Ph. SCHACKELTON

1988

Le canoë d'écorce

 

 

Roberts et Shackelton, Le canoë d'écorce

Chasse-Marée n° 37, 1988 (16 p.)

vente ici.

 

Présentation de l'ouvrage

L'essentiel porte sur la construction de canoë d'écorce des Indiens Ojibwés. Puis un bref rappel de son évolution à l'arrivée des colons blancs.

 

Intérêts :

- Description des techniques de construction

- Photos anciennes et récentes

 


de la RONCIERE, Au fil du Mississipi avec le père Marquette, Bloud et Gay, 1935 (la Bibli du Canoe)

Au fil du Mississipi avec le père Marquette

 

Charles de la RONCIERE

1935

 

Ed. Bloud et Gay, 1935 (192 p.)

 

La vie au Canada du Père Marquette, missionnaire jésuite sous Louis XIV (1670). Il a exploré et a établi des postes français le long des rivières Wisconsin, Mississipi.

 

Intérêt :

Pas très riche au sujet du canoë. En revanche pour ceux qui veulent lire un récit retraçant les conquêtes d'antan. Ça reste centré sur les exploits du Père Marquette.

- On nous présente le costume d'un coureur des bois de 1673 : " [...] ample culotte en peau d'élan, mocassins de sauvages et justaucorps en peau de bison, cousu avec des boyaux de chat sauvage. Une toque et un manteau de fourrures le protègeront contre la fraîcheur nocturne." (p. 95).

- L'équipe est constituée de deux canots indiens en écorce de bouleau sur varangues de cèdre. Le canot d'écorce est présenté comme le triomphe de l'art Algonquin. 20 pieds de long et 2 de large (p. 96).

- 4 hommes : un au gouvernail et deux à la propulsion. Pour 800 livres de bagages. Fragile et instable, et pourtant ! Ils parcourent 15 lieues par jour sur eau plate. Le soir, les voiles servent d'abri : on appelle ça, cabaner (p. 96).

 


SALVADORI, Le canoë  canadien en Europe, Chasse Marée 47, 1990 (la Bibli du Canoe)

Le canoë  canadien en Europe

 

Michel SALVADORI

1990

 

Chasse-Marée n° 47, 1990 (14 p.)

vente ici.

 

Présentation de l'ouvrage

Retour sur les débuts du canoë canadien en France : la Canoë Club de France, Mac Gregor et son canoë-kayak, le Lieutenant Smyth et sa technique de la pagaie simple, canoë en mer.

 

Intérêts :

- Le témoignage d'un pionnier du canoë bois français

- Des photos

 


de la TOMBELLE, L'homme à la pirogue, Susse, 1934 (la Bibli du Canoe)

L'homme à la pirogue

 

 

 

Henry de la TOMBELLE

1934

 

Ed. Jusse, 1943 (240 p.)

 

Roman.

Les débuts du canoë et du kayak en France avant même l'arrivée des premiers canoës canadiens et le passage du Lieutenant Smith.  Au sein d'un club important, comptant pionniers et "premières", sur fond d'histoire d'amour entre Yvon Mareuil et Odette Balaërt, piroguiers audacieux et orgueilleux.

 

Intérêts :

- L'aspect historique : la transition entre canotage en périssoires et descentes de rivières sportives en canoës ou traversées maritimes en kayaks ; la naissance du journalisme et du cinéma sportifs ; l'ambiance d'une réunion au siège d'un club.

- Une descente de nuit (p. 147).

 


VESPER, 50 années de la Fédération Internationale de Canoë, 1974 (?) (la Bibli du Canoe)

50 années de la Fédération Internationale de Canoë

Hans Egon VESPER

1974

 

Ed. française (traduite par Coquereaumont), 1974 ? (185 p)

 

en vente ici

 

Histoire des débuts de la FIC depuis 1924 et de ses engagements pour unifier le sport du canoë-kayak au niveau international et surtout l'intégrer au programme des Jeux Olympiques. On y découvre les luttes d'influences de chaque fédération pour faire valoir ses idées ; les formes de pratique locales étant à cette époque très variées et non encore stabilisées. On y apprend que la France n'a pas joué un rôle important ; que ce sont plutôt Suédois, Allemands, Autrichiens, Suisses et Tchèques qui ont fait avancer les règlements compétitifs.

 

Intérêts :

- Nombreuses vieilles photos.

- Création de la fédération internationale de canoë le 19 janvier 1924 à Copenhague, l'IRK : Internationale Representantschaft für Kanusport, à l'initiative de la fédération suédoise, avec les Danois, Allemands et Autrichiens (p. A1). En 1924, la fédération allemande (DKV) est la plus grosse.

Au lendemain de la guerre (1946), à la demande des Suédois, elle devient FIC : Fédération Internationale de Canoë (ou ICF en anglais) et l'anglais et le français deviennent langues officielles (p. A41).

- 1866, Royal Canoe Club, probablement plus vieux club du monde encore en vie.

- 1887, fédération anglaise (BCU en 1936), 1904 suédoise, 1913 tchèque, 1914 allemande, 1921 danoise et autrichienne, 1925 suisse, 1928 polonaise, 1931 finlandaise et française (FFCK, fondée sous l'impulsion du KCF, le CCF s'étant toujours opposé à la compétition)...

- 1904, 1er club français, le CCF.

- 1927, Pawlata réalise le 1er esquimautage.

- 1928, Römer traverse l'Atlantique en 58 jours.

- 1932, 1er slalom en Suisse, sur le plat ; 1933 en eau vive sur l'Aar ; sous l'impulsion suisse et autrichienne.

- 1933, Pragues, 1er championnat d'Europe de vitesse sur le plat : 1000 m pour les hommes et 600 pour les femmes (p. A21). 1935 : 1ère course en K4.

- 1936, 1ère participation en course en ligne aux JO (Berlin).

- 1938, 1er championnat de monde. Les Suédois dominent devant les Allemands.

- 1947, 1er slalom au championnat du monde.

- 1949, 1er championnat de monde de slalom, Genève, Rhône.

- 1959, 1er championnat du monde de courses en eau vive (= descente), Treignac, Vézère.

- 1972, 1ère participation du slalom aux JO, Augsburg.