croisières

 

ANDRIEU

En canots sur les traces de Marquette, Julliard, 1954

 

ATHIAS

Aux sources du Canada, éd. Cheminements, 2007

 

BARBERON

Les gorges de la Vienne par trois canoës canadiens, in TCF 341 1923, p. 14

 

BISHOP

En canot de papier de Québec au golfe du Mexique, éd. La Découvrance, 2006

 

BOUQUANT et MAHUZIER

Aventures au Tchad - en kayaks sur le Chari et le Tchad, éd. de l'Ermite, 1949

 

CHENU

En canoë

- Ed. La nouvelle société d'édition, 2è éd., 1928

- Ed. Vautrain, 1946

La rivière chante, éd Julliard, 1949

Voyages du Pile ou Face, éd. Susse, 1945

 

CONSTANTIN-WEYER

Le flaneur sous la tente, éd. Delamain et Boutelleau, 1935

 

DAVY

Le Nil, Première descente en kayak, éd. Julliard, 1957

 

GAUBERT

Canoë quand même !, éd. Havas, 1950

 

GUMUCHIAN-DARGENT

Rhône, éd. Lire, 1947

 

HAMERTON

La rivière inconnue, Voyage-exploration d'un artiste graveur sur l'Arroux en 1866, éd. Le Canotier, 2006

 

JAISSE

Rapides, éd. de l'équipage, 1932

 

JAULGONNE

Ho! du canoë, éd. Bias, 1947

 

LAPORTE

1ére descente du Nil de l'équateur à la Méditerranée, éd. Témoignage Chrétien, 1959

 

LHOTE

Le Niger en kayak, éd. Susse, 1946 (?)

 

LINDEMANN

Seul sur l'océan, éd. Buchet/Chastel Corrêa, 1958

 

MALLEN

Victoire sur la Nahanni, éd. Flammarion, 1968

 

MATHERON

L'enchantement des rapides, éd. Jusse, 1944

 

MAYNE-REID

Vers l'Alaska en canoë, éd. Jules Tallandier, 1929

 

MUIR

Voyages en Alaska, éd. Payot et Rivages, 2009 

 

PATRY

En kayak du Gabon au Mozambique

- Ed. Julliard, 1954

- Ed. GP, 1955

En kayak à travers l'Afrique, éd. Gérard et Cie, 195?

 

RASPAIL

En canot sur les chemins d'eau du Roi, éd. Albin Michel, 2005

 

RITTLINGER

Dans les écumes de l'Amazone, éd. André Bonne, 1955

L'Amazone en kayak, éd. André Bonne, 1957

L'aventure noire, éd. André Bonne, 1957

 

SAMAZEUILH

Nos croisières en canoë canadien, éd. Picquot, 1933

Champions et voyages, éd. de l'Indépendant, 1953

 

SEXE

Croisières en canoë, 1908-1912, éd. Le Canotier, 2000

 

STEVENSON

En canoë sur les rivières du nord, éd. Actes Sud, 1994

 

THIELEN

Au gré des flots, éd. Susse, 1948

 

WOGAN (de)

Voyages du canot en papier le "Qui-Vive", éd. Hachette, 1887

 


ANDRIEU, En canots sur les traces de Marquette, Julliard, 1954 (la Bibli du Canoe)

En canots sur les traces de Marquette

 

 

Philippe ANDRIEU

1954

 

Ed. Julliard, 1954 (256 p)

 

Le premier récit édité de l'expédition canoë de l'équipe "Marquette" au Canada et aux Etats-Unis en 1948. Quatre Français (Philippe Andrieu, Jean Raspail, Jacques Boucharlat, Yves Korbendeau) se lancent sur le parcours de près de 5 000 km réalisé en 1673 par le père Marquette (1er Français connu à le faire) et Jolliet (un Canadien). Ces derniers partaient à la conquête de l'ouest pour trouver un passage vers la Chine pour le compte de Louis XIV. Il a remonté le Saint-Laurent, les grands lacs et descendu tout le Mississippi pour la première fois. Il avait "découvert" la Louisiane. Il leur a fallu six mois et demie. Cette équipe n'est pas expérimentée : ils ont appris sur le tas à remonter face au courant, descendre dans le sens du courant, portager, passer à la cordelle, naviguer sur lac.

C'est un récit orienté navigation, que les digressions historiques n'encombrent pas.

 

Intérêts :

 

- Départ le 25 mai 1948 (p. 11).

- "La flamme rouge d'un feu de bois éclate et se reflète sur les eaux." (p. 13).

- Présentation des quatre membres de l'équipe (p. 17).

- Les deux canots ont été construits et offerts à l'équipe Marquette par Moïse Cadorette, 70 ans, à Saint-Jean des Piles (Québec) (p. 84).

- C'est le rail qui a mis fin aux coureurs es bois et à l'utilisation quasi exclusive des canoës au Canada (p. 36).

- Les moustiques représentent la plus grande menace du voyage (p. 37).

- Présentation des deux canots : le Huard en hommage à cet oiseau emblématique du Canada (Jean et Philippe), le Griffon en hommage au navire perdu de Cavelier de la Salle (p. 38).- Rodage difficile pour des non kayakistes, surtout à contre-courant : premiers coups de pagaie inefficaces (p. 62), beaucoup de fatigue pour une faible progression, premier portage long et très fatiguant,  Au fil des jours, ils progressent. Mais chaque nouvelle configuration (grandes étendues des lacs, descendre dans le sens du courant) sera un nouvel apprentissage.

- Détails techniques du portage du canoë (p. 67), du portage du matériel (p. 68).

- Ils ont évidemment lu Desrosiers, Les engagés du grand portage, livre sur la vie des hommes de la Compagnie du Nord-Ouest ( canadien), prospecteurs en peaux.

- Rencontre avec le vieil homme de la rivière (p. 88).

- Le lac Huron, vaste étendue d'eau, n'est pas moins dangereux que la rivière : vents violents, grosses vagues, brouillard (p. 130).

- Ils pensent avoir trouvé l'épave du Griffon sur le lac Michigan, navire de Cavelier de la Salle (p. 143).

- Ils atteignent la limite de partage des eaux à la ville de Portage. Dorénavant ils iront dans le sens du courant jusqu'à la mer (p. 161). Descente du Mississipi plus monotone. Mais l'accueil sera toujours aussi chaleureux (sauf à Memphis).

- Arrivée à la Nouvelle-Orléans le 10 décembre 1949. Il leur aura fallu six mois pour rallier Trois Rivières (Canada) à La Nouvelle-Orléans (États-Unis), 5 000 km à la pagaie (p. 248).

 

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Voir plus bas, Raspail 2004 pour un autre récit de cette même expédition.

 


ATHIAS, Aux sources du Canada, 2007 (la Bibli du Canoe)

Aux sources

du Canada

 

Vincent ATHIAS

2007

 

Ed. Cheminements, 2007 (234 p)

 

En 2003 cinq Français sont les premiers à suivre les traces de Douglas (botaniste écossais) et sa traversée du Canada en 1827, de Fort Vancouver (Portland, USA) à York Factory (baie d'Hudson, Canada). Environ 200 ans après Douglas, l'équipage se lance dans un périple énorme : sur 4 500 km, traverser en canoë d'écorce, du pacifique aux côtes nord du Canada. Il s'agit de suivre les voies d'eau (remonter les rivières jusqu'à leur source puis les descendre jusqu'à la mer, traverser les lacs et marais) et de porter le bateau pour franchir les cols montagneux des Rocheuses. L'entreprise est énorme pour ces contemporains qui doivent réinventer les connaissances de la grande époque des messagers postaux du Canot Express.

 

Intérêts :

- Passionnant. Très bien écrit.

- Une illustration fournie : photos de l'expédition et aquarelles de l'auteur, photos d'archives.

- On est plongé dans ce qu'a du vivre cette équipe de cinq jeunes, pas bien soudée, pendant 5 mois de solitude, d'effort et d'incertitudes quotidiens.

- Athias raconte tout, du projet à la réalisation.

- A la remontée du fleuve Columbia, l'effet de contre-courant se sent 4 km en aval du virage de la rivière (p. 55).

- Un des moments où la cohésion de groupe est menacée par les tensions entre pagayeurs. A ces moments-là, on se demande si l'équipée ira au bout à cinq (p. 78).

- On vit, avec beaucoup de franchise bien des instants du voyage : le passage des barrages modernes, des rapides infranchissables, les portages et les moustiques, la vie au camp, les ours, la rencontre d'autochtones, la pêche et la chasse, les colères et tiraillements au sein du groupe fébrile, la vie au contact des éléments, la construction du canoë, son entretien et son vieillissement accéléré au fil des kilomètres, son importance centrale de cohésion de groupe, le départ de Fort Vancouver sur le Pacifique, la remontée du Columbia, le franchissement des Rocheuses, la descente de plusieurs rivières à l'est des Rocheuses, les nombreux portages et passages à la cordelle, l’errance dans les marais et l'inquiétude de se lancer en pleine eau sur les lacs, le succès modeste à l'arrivée à York Factory...

 

On peut retrouver la remontée intégrale de la Loire en canoë et en solitaire par Sylvain Cordeau (chef d'expédition au Canada) en 62 jours en 2007.

 

Un film a été réalisé à l'occasion de cette aventure. En voici une présentation.

 


BARBERON, Les gorges de la Vienne, 1923 (la Bibli du Canoe)

Les gorges

de la Vienne

 

 

Lucien BARBERON

1923

 

in TCF n°341 1923, p. 14 (6 p)

 

Descente de la haute Vienne par trois canoës et six TCFistes. De Bussy-Varache (après le défilé des Mônards) à Limoges, en quatre jours.

Intérêts :

- Les vieilles photos.

- Les trois bateaux sont Lily, Toutit et Passe-Partout.

 


BISHOP, En canot de papier de Québec au golfe de Mexique, 2006 (la Bibli du Canoe)

En canot de papier de Québec au golfe de Mexique

 

Nathaniel BISHOP

2006

 

Ed. La Découvrance, 2006

Edition française originale et traduction de Hephell, Plon et Cie, 1879

vente ici

 

Croisière de 2 500 milles en 9 mois de Bishop en solo, en 1874-75 (10 ans après la guerre de Sécession). Parti de Québec en canoë bois, il en change pour un canot de papier au bout de 400 milles, convaincu de la supériorité de cette technique de fabrication. Se fait le plus souvent héberger chez l'habitant mais dort aussi dehors.

"Mon intention était d'étudier les cours d'eau qui se réunissent les uns aux autres en avançant vers le sud, sans faire un seul portage [...]" (p. 10).

 

Intérêts :

- Caractéristiques de son 1er bateau bois, le Mayeta (p. 12) : 18 pieds de long, 300 livres, à clins, ponté avec une chambre (= ouverture) entourée d'une hiloire haute, forte tonture pour la mer ; aviron et voile.

- Le parcours emprunté : Saint Laurent, Richelieu, Hudson, rivières et fleuves côtiers, traversée de la Floride...

- Autre exemple de canot de 12 pieds, léger, ne pesant guère plus qu'un fusil à deux coups (p. 24). Celui de M. Colvin, géographe.

Le chapitre "Le canot de papier américain et les canots anglais" :

* 1er essai par Georges Waters en 1867 (p. 43).

* La technique de construction (la même que pour les fibres actuelles) : un moule bois, moulage de coque et pont (séparément) par superposition de couches de papier, assemblage, finitions ferrures, vernissage.

* Avantages (par rapport au bois, classique) : légèreté, finesse des lignes de la carène, résistance aux déformations et chocs, vieillissement.

 


BOUQUANT & MAHUZIER, Aventures au Tchad - En kayaks sur le Chari et le Tchad, 1949 (la Bibli du Canoe)

Aventures

au Tchad

 

 

Maurice BOUQUANT

& Albert MAHUZIER

1949

 

Ed. de l'Ermite, 1949 (191 p.)

Trois français (Bouquant, Jousse et Mahuzier), accompagnés d'un "boy" Alphonsé, descendent le Chari et traversent le Lac Tchad (Fort Lamy à Bol) en 1948, dans 4 kayaks Hart (cf. photo p. 32). Les hommes sont regroupés par deux dans un biplace qui remorque un bateau chargé de matériel et provisions. Ils ont un moteur qui facilite la progression d'un des deux équipages.

Intérêts :
- A cause des fortes températures africaines, les bois des kayaks sont très secs et cassent au montage. Il aurait fallu les mouiller (p. 14).
- Un calfatage de pirogue, pendant la progression sur l'eau (p. 49).
- Mention d'autres sorties réalisées par Mahuzier : traversée de la Manche (Calais - Douvres), les côtes de l'Adriatique, de Bretagne, de Corse (p. 99), Saint Malo - les îles Chausey, Port Navalo - Houat (p. 105).
- Le problème des moustiques sur le lac (p. 103).
- L'utilisation impossible du moteur sur le lac. Le clapot ferait caler le moteur, à faire tourner l'hélice dans le vide.
- Une étape de 54 heures sans toucher terre. Ils passent une nuit en pleine eau sur le lac, ne trouvant pas d'île où accoster.
- L'eau est à 35° C ! (p. 109).
- Le problème important du vent qui se lève sur le lac (p. 106).

- Mention du "fabricant du Quai Voltaire" (p. 144). S'agit-il de Hart, leur fournisseur ?
- Mention de cours d'esquimautage par Mahuzier à la piscine Lutétia (p. 147).

 


CHENU, En canoë, 1928 (la Bibli du Canoe)

 

 

 

En canoë

 

 

 

Charles-Maurice CHENU

1928

 

Ed. La nouvelle société d'édition, 2è éd., 1928 (302 p.)

 

Recueil d'anecdotes vécues à l'occasion de sorties en canoë avec des amis, sur plusieurs rivières Françaises.

 

Intérêts :

- Selon les cas, les souvenirs sont humour, tristesse, joie, peur... Certaines sont de très bonnes histoires courtes.

 


 

Ed. Susse, 1944 (234 p.)

 


 

Ed. J. Vautrain, 1946 (164 p.)

 

Intérêt de cette édition :

- Illustrations de Dauré.

 

Voir ici (année 1947) la présentation de ce livre par le Touring Club de France.

 


CHENU, La rivière chante, 1949 (la Bibli du Canoe)

 

 

La rivière chante

 

 

Charles-Maurice CHENU

1949

 

éd Julliard, 1949 (224 p.)

 

en cours de lecture...

 

Recueil de souvenirs de descentes de rivières françaises et belges : étangs des Landes, Tarn, Loir, Gave d'Oloron, Rhöne, Ourthe, Ardèche, Allier, Drôme. Chenu y donne de nombreux détail du quotidien des croisiéristes de l'époque.

 

Intérêts :

- Le premier chapitre, particulièrement agréable à lire : souvenirs du premier bateau de l'auteur : la Picore.

- "Que ma première rivière soit remerciée de m'avoir initié, tout enfant, à ce culte de l'eau." (p. 21)

- Référence au TCF et au CCF (p. 27).

- Du canoë à voile sur l'étang de Parentis (p. 47).

- Robert fait 'gonfler" son bateau neuf toute une nuit, en le posant sur l'eau (p. 58).

- L'auteur rapporte un Lakefield déponté (avant et arrière) (p. 59).

- "Huilons nos peaux, ficelons nos sacs." et partons. (p. 59).

- Prérogative et statut respectifs des deux équipiers d'un canoë biplace. L'équipier avant "[...] est présumé le moins vigoureux et le plus novice." Pourtant c'est lui qui doit analyser le rapide et choisir la passe. S'il le faut, il peut s'agenouiller pour se relever un peu. L'équipier arrière est le chef, le pilote. Il commande, il redresse et critique son équipier (puisqu'en cas de problème c'est toujours la faute du novice !) et se félicite d'un passage réussi (puisque le succès lui revient, de droit, à lui seul !) (p. 98).

- Sur les moqueries entre supporteurs du kayak naissant et défenseurs du canoë traditionnel (pp. 100 et 114).

- Le "[...] bruit caractéristique [...]" que devait faire sur la rivière, un canoë bois 'cassant' sur un rocher (p. 101).

- Au sujet des gilets et ceintures de sauvetage, non encore généralisés à cette époque (p. 106).

- Dispute entre le groupe de canoéistes et un pêcheur ; souci du pagayeur sur petites rivières (p. 109).

- Chenu regrette le manque d'équipements le long du Rhône et se souvient de tout ce qui est fait pour le kayakiste en Autriche (p. 123).

- Détails croustillants d'un dessalage honteux : celui que tout le monde attendait, provoqué par le drossage dans les branches (p. 142).

- Mention du constructeur Rivière, à Nogent-sur-Marne (p. 190).

- Réparation d'un canoë bois à l'albuplast et aux fragments de bouchon (p. 198).

- L'auteur emploie le mot clin, écrit "clain" (p. 198).

 


CHENU, Voyages du Pile ou Face, 1949 (la Bibli du Canoe)

 

 

Voyages

du Pile ou Face

 

 

Charles-Maurice CHENU

1945

 

Ed. Susse, 1945 (248 p.)

 

Chenu rapporte les souvenirs de quelques sorties en kayak biplace. Son Faltboot (de marque Kroener avec qui il descend l'Inn) acheté en Autriche, le 'Pile ou Face'.

L'Inn (Autriche) d'Innsbruck jusqu'au Danube à Linz ; la Semoy de Florenville, Belgique, à la Meuse française ; le bas Allier de la Sioule à la Loire ; le Lot ; la Dordogne d'Argentat à Beynac ; la Vah de Roussensco (?) à Pistiany (Piest'any, Slovaquie).

 

Intérêts :

- Une compétition internationale de course en ligne.

 


CONSTANTIN-WEYER, Le flaneur sous la tente, 1935 (la Bibli du Canoe)

 

 

Le flaneur

sous la tente

 

 

Maurice CONSTANTIN-WEYER

1935

 

Ed. Delamain et Boutelleau, 1935 (223 p.)

 

Les expériences sportives de ce convaincu du sac à dos, autour des sports de plein air : randonnée, alpinisme, canoë, caravaning, camping.

 

Intérêts :

- Deux chapitres sur le canoë (XIII et XIX).

 


DAVY, Le Nil - première descente en kayak, 1957 (la Bibli du Canoe)

 

Le Nil - première descente en kayak

 

 

 

André DAVY

1957

 

éd. Julliard, 1957 (368 p.)

 

En 1950-51, première descente française du Nil en kayak, de sa source à la Méditerrannée, à quelques sections près. André DAVY à la popotte, Jean LAPORTE au matériel, John GODDARD au ravitaillement, dans des kayaks pliants biplaces Chauveau transformés en monoplaces. Sacrée expédition pleine d'inconnues, très bien menée.

 

Intérêts :

- Bien équilibré entre navigation et visite du pays. Bien écrit ; intéressant du début à la fin.

- Davy écrit "pagaye" pour "pagaie".

- La carte d'ensemble du Nil ; quelques photos d'Afrique.

 

 

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On peut voir aussi le film (36 min) de leur expédition en trois parties (1957, INA) : 1 ; 2 ; 3.

 

Intérêts :

- L'illustration animée des pages précédentes. A travers ce film on sent peut-être plus l'intérêt culturel que l'expédition ambitionnait à l'époque que le côté sportif du kayak qu'on peut lui prêter aujourd'hui.

- Le commentaire d'un autre âge.

 

Voir aussi, plus bas, le livre de Jean Laporte, sur cette même expédition.

 


GAUBERT, Canoé quand même !, 1950 (la Bibli du Canoe)

 

Canoé quand même !

 

 

(Docteur) Georges GAUBERT

1950

 

Ed. Havas, 1950

 

Souvenirs compilés au fil de croisières autour de Toulouse.

Histoires courtes et vivantes, qui donnent au livre une bonne dynamique.

Le titre interpelle : "Canoë quand même !". L'auteur y fait référence deux fois. D'abord (p.74), il trinque à la vallée du Lot, à la France et au "[...] plus beau des sports, le canoë... quand même !" Puis la dernière phrase du livre.

On y trouve aussi (et surtout, selon les chapitres) de nombreuses données sur des parcours du sud-ouest de la France ; notamment le Tarn (p. 85) où il donne beaucoup de détails. Reportez-vous à la photo de la table des matières (ci-dessous) si vous voulez savoir de quelles rivières il s'agit. Les notes manuscrites éclairent dans le cas de titre non évocateur.

 

Intérêts :

- Chaque anecdote est bien équilibrée entre navigation et aventures hors bateau.

- Le militantisme de l'auteur concernant la vie au grand air, la vie simple. "Vivre de rien, c'est le secret de la plus merveilleuse liberté." (p. 138).

 


GUMUCHIAN-DARGENT, Rhône, éd. Lire, 1947 (la Bibli du Canoe)

 

Rhône

 

 

Olivier GUMUCHIAN-DARGENT

2006

 

Au lendemain de leur mariage, Olivier Gumuchian-Dargent et sa femme Jacqueline, embarquent sur le Rhône dans leur K2 pliant, le « Jacklyn », et le descendent de Seyssel (en aval du lac Léman) à la Méditerranée. Le récit porte principalement sur la navigation et de nombreux dialogues entre les époux. Ils dorment chaque nuit à l’hôtel local et visitent les sites riverains. Au cours de la croisière, ils rencontrent un équipage suisse en canadienne (Roger et Gisèle).

Gumuchian n’est pas précis dans l’emploi des termes techniques : il nomme son bateau canoë, kayak, dériveur. Il donne l’impression d’être peu expérimenté en matière de kayak bien que disant avoir déjà descendu la Tamise.

Ton humoristique et soigné. Les deux époux se vouvoient.

 

Intérêts :

 

- Le kayak : un biplace démontable, 5 m, pagaies doubles, mât, chariot (p. 13). Le « Jacklyn », du nom de l’équipière avant, Jacqueline (p. 19).

- Une présentation amusante de ce que représente le « montage » d’un kayak biplace : « Le montage d’un kayak comprend la mise en place des armatures avant et arrière, [qu’il nomme plus loin les deux fuseaux], que l’on glisse précautionneusement dans la toile caoutchoutée, puis l’assemblage par des longerons centraux qui, neuf fois sur dix, se révèlent comme trop courts ou trop longs. Le tout est consolidé par des barres en diagonales nommées jambes de force […]. Enfin, chaque morceau finit par prendre place ; les toiles se tendent et le bateau apparaît dans sa forme définitive. Il a bien fallu deux heures pour que tout soit complètement fini et seulement alors nous reconnaissons notre joli kayak. » (p. 27).

- Embarquement à Seyssel (p. 29).

- Entretien du chariot : l’égoutter, le démonter, graisser les axes (p. 65).

- Rencontre par hasard d’un équipage suisse (Roger et Gisèle), qui descendent aussi le Rhône, en canadienne, du canton Vaudois en Suisse jusqu’à Marseille (p. 80).

- Gumuchian s’appelle Olivier (p. 105).

- Définitions des mots maigre et mouille (p. 109). « […] une des caractéristiques du Bas-Rhône, c’est l’alternance entre les bas-fonds ou mouilles, généralement situés sur la rive concave, et les hauts-fonds ou maigres, tout aussi sûrement opposés au point d’inflexion avec la courbe suivante. Le fleuve ayant de nombreuses courbes, les mouilles et les maigres alternent sur les deux rives […] » (p. 109).

- Paragraphe historique (p. 135). Nansen rapporta des kayaks du Groenland. Kayak signifie « bateau pour une personne ». Un ingénieur agrandit le trou d’homme et remplaça la peau de phoque par de la toile caoutchoutée. Les canoës canadiens originaires des Caraïbes. On les a connus par les Indiens d’Amérique.

- Débat canoë / kayak. Gumuchian préfère le kayak. « […] le canadien est un descendeur de torrent, un ‘’m’as-tu vu’’ du toujours plus dur. Le kayak est au poète ce que le canadien est à l’homme d’action. » Il considère le kayak préférable pour la croisière et le canoë pour la rivière sportive [alors que de nos jours, c’est plutôt l’inverse]. Les détracteurs du kayak le disent peu maniable.

- Il répare son kayak toile avec de la seccotine (p. 136).

- Ils dessalent en heurtant un pilier du pont de Valence dans le brouillard. Le bateau est largement cassé sur l’avant. Ils font réparer à Valence par un menuisier (p. 175).

- Un habitant de Valence dit « canotte » (pp. 176-179).

- Le fuseau d’un kayak pliant est l’ensemble de baguettes avant ou arrière, ayant la forme pointue d’un fuseau (p. 180).

 


HAMERTON, La rivière inconnue, 2006 (la Bibli du Canoe)

 

La rivière inconnue

 

 

Philip Gilbert HAMERTON

2006

 

Ed. Le Canotier, 2006

en vente ici

 

La descente de l'Arroux (affluent de la Loire, Nièvre) en 1866, en canot bois-papier, par un britannique et son chien.

 

Intérêts :

- L'originalité de l'entreprise en 1866, en France : descendre l'intégralité d'un cours d'eau.

- Le mode de construction du canot : papier collé sur lattes de bois.

- La croisière en France la plus ancienne que nous ayons lue pour l'instant.

 


JAISSE, Rapides, L'équipage, 1932 (la Bibli du Canoe)

 

 

Rapides

 

 

 

Henri JAISSE

 

1932

 

Ed. de l'équipage, 1932 (158 p.)

 

Roman.

C'est la descente de la Triscale en canoë (le "Lâchez-Tout") par Henri Jaisse et son équipier avant, Jean-Paul.

Ne cherchez pas ce fleuve, il n'existe pas ; hélas !

L'histoire inventée est particulièrement bluffante et poignante sur les derniers chapitres, quand on arrive sur la portion d'eau vive (à partir de la page 79). On s'imagine parfaitement les gorges de la Triscale et ses rapides, ses sauts, passages les plus ardus, ainsi que la maison de la jeune Yette, sur le promontoire des gorges.

 

Intérêts :

- La partie d'eau vive dans les gorges de la Triscale.

- La mention d'une "sécu" avec corde sur le bord des rapides, pendant la descente (p. 134).

- Une réparation sur canoë bois (p. 116) : "Jean-Paul [...] perce des trous, visse une planchette, place une bande toile, fait fondre du suif ; enfin badigeonne à "l'hermétic". Quelques minutes pour laisser sécher la réparation."

- Le côté artisanal de la fabrication/invention de prototypes : un bateau bois-toile (p. 133).

- La référence à la méthode "Parker" d'apprentissage de la technique de la pagaie. Fiction ou réalité ?

 


JAULGONNE, Ho! du canoë, éd. Bias, 1947 (la Bibli du Canoe)

 

 

Ho! du canoë

 

 

 

 

A. JAULGONNE

 

1947

 

Ed. Bias (114 p.)

Préface de Coquereaumont (président du Canoë-Club de France) ; illustrations de Jourcin.

 

Récit enfantin et idéalisé de la pratique du canoë en France. L'histoire commence par un rêve fait par Sylvestre : en 1665, il voyage aux côtés d'une troupe de coureurs des bois, guidée par des Indiens. Puis l’histoire se poursuit en France, où le jeune garçon est initié au canoë, d'abord sur eau plate puis en rivière, avant de réaliser une belle croisière sur Ardèche, Rhône et Méditerranée.

 

Intérêts :

- La préface de Coquereraumont, président du CCF (p. 1).

- Une bonne et simple description des matériaux constituant un canoë indien (p. 7) : "Il se compose d'une carcasse de bois de cèdre et d'un bordé en écorce de bouleau fixé par des cordelettes de chanvre et des chevilles en racine de sapin. Les coutures sont enduites d'une épaisse couche de résine." Bref, du bouleau, du sapin et de la résine ; tout étant sur place en cas de besoin (p. 8).

- En comparaison, le canoë fabriqué en France est fait d'acajou, de hêtre et de 7 000 clous et vis de cuivre et bronze (p. 21).

- Quelques lignes sur la réputation instable des anciennes périssoires (p. 19).

- Le club de l'Esturgeon renvoie-t'il à un vrai club français, dans lequel on retrouverait ces personnages ? Sylvestre, l’oncle Barbantane, le brave Ampillou, Bondaine, Navaud, Jodel. Et leurs trois bateaux : l'Estrojeon, le Pokapok, le Craquelin (p. 68).

- On retrouve la rare orthographe "kayac" avec un C final (p. 82).

- La carte nautique des rivières de France (p. 104).

- Le code de bonne conduite sur l'eau, du club en question (p. 105).

- Un lexique de jargon technique, dont certains que nous ne connaissions pas (p. 107).

 


LAPORTE, 1ère descente du Nil de l'équateur à la Méditerranée, 1959 (la Bibli du Canoe)

1ère descente du Nil de l'équateur

à la Méditerranée

Jean LAPORTE

1959

 

Ed. Témoignage chrétien, 1959 (336 p.)


Récit d'une expédition de huit mois, première dans son genre : descendre le Nil dans son intégralité, de la source à la Méditerranée, 6 700 km en kayak, en 1950. L'équipe de trois hommes (Jean Laporte, André Davy, John Goddard) descendra tout le Nil en kayak Chauveau. La première difficulté a été pour Laporte, initiateur du projet, de trouver les coéquipiers et de réunir les fonds, le matériel et les autorisations pour traverser tous ces pays. La deuxième difficulté a été de remonter et trouver la source du Nil. Enfin, cette descente incroyable du Nil dans sa quasi intégralité. Laporte regrette amèrement que ses coéquipiers n'aient pas fait tant d'effort pour rapporter plus de vidéo de leur expédition.

 

Intérêt :

- Expédition patronnée par la FFCK et le TCF (p. 22).

- Pour ce genre d'expédition, le kayak l'emporte sur le canoë ouvert. Ils optent pour des Chauveau de série dont on a retiré le siège arrière et reculé l'avant (p. 28).

- Avec 6 000 km, ils vont battre le record de distance de 4 500 km en canoë, détenu par l'équipe Marquette (cf. Raspail, un peu plus bas). Il parle de Romer qui a traversé l'Atlantique en kayak (p. 35).

- Arrivés aux sources [prétendues] du Nil, le 2 novembre 1950. Une petite pyramide la signale (p. 45).

- Départ sur le Nil, le 11 nov 1950. Ils ont des soucis dès le 1er rapide : deux bateaux renversés, du matériel perdu et un kayak cassé. Ils poursuivront longtemps à deux ou a trois accompagnés, d'une pirogue (p. 56).

- Ils apprennent qu'ils ne pourront pas descendre le Nil dans son intégralité, des sections étant interdites : Nil Victoria, Nil Sommerset, haut Bahr El Jbel, soit 400 km de rivière (p. 67).

- Le Nil est si large que, pour limiter les détours, il faut prendre les virages à la corde (p. 97).

- Le moustique est l'animal le plus redoutable de cette expédition : pique et empêche de dormir (p. 101).

- Laporte compare la simplicité de construction d'une pirogue creusée d'un tronc d'arbre à la liste des multiples éléments et étapes de fabrication d'un kayak pliant (p. 101).

- Le danger que représente un dessalage en pleine eau, au milieu des hippopotames (p. 107).

- A Juba, ils reçoivent les pièces de rechange tant attendues pour remonter le 3è kayak, cassé au départ (p. 119).

- A partir du lac No (ne haut du Nil blanc), ils vont pouvoir tout naviguer jusqu'à l'embouchure, environ 4 000 km (p. 141).

- C'est aussi à partir de là que le vent du nord, incessant et de face, va les gêner dans leur progression (p. 145). A tel point qu'ils décident de naviguer en partie de nuit, le vent tombé. Mais ils craignent les hippopotames (p. 154).

- Un kayak vide pèse 35 kg et chargé 80 kg (p. 188).

- Souvenir des guides de rivières si bien documentés sur les rivières françaises, quand sur le Nil, ils ne savent si souvent pas à quoi s'attendre (p. 190).

- Passage sans problème de la VIè cataracte (p. 190).

- Mal amarrés en arrivant au camp, deux des trois kayaks sont emportés par le courant et le vent pendant la nuit. Ils les retrouvent pas trop loin (p. 202).

- Franchissement sans soucis de la Vè cataracte (p. 204).

- Long passage de récit de navigation, sans description ethnologique ou historique (p. 208 - 15 & 236 - 9).

- Comme les rapides semblent toujours plus petits, vus d'en haut ! "La hauteur est faible, mais au ras de l'eau, les obstacles prennent toujours des proportions qu'on n'imagine pas lorsqu'on les observe tranquillement du haut des rives, et le volume d'eau est énorme." (p. 227).

- Laporte nage 3/4 d'heure après un dessalage dans du gros bouillon (p. 227 - 30).

- Les cartes du Nil qu'ils ont sont incomplètes, du fait que ceux qui les ont dessinées ne sont pas allés partout le long du fleuve, notamment dans les gorges difficiles d'accès, lieu des rapides (p. 240).

- La frustration accumulée par Laporte depuis le début concernant le peu de film tourné sur l'expédition, fait qu'il s'emporte et provoque une bagarre (p. 243).

- Il considère un kayak plus facile à réparer qu'un canoë dans ce genre d'expédition (p. 248).

- La fin du voyage (Egypte) n'a pas le charme du reste. Les gens sont sans-gêne, les agressent souvent pour les voler ou par ignorance. La descente du delta est à ce titre particulièrement dangereuse dans les étroits canaux.

- Ils arrivent au bout de leur périple le 18 juillet 1951, soit 8 mois plus tard (p. 293).

- Sections du Nil non naviguées : Nil Victoria, la gorge du Nil Somerset, le haut Bahr el Jbel, soit 390 km en tout (p. 304).

- Laporte organise une 2de expédition en 1952 avec Jacques Blein. L'idée est de retourner sur des sections de rivière non naviguées la 1ère fois en partant du lac Victoria. Mais Blein disparait le 3è jour en amont d'un rapide et Laporte ne retrouvera ni son matériel ni son corps. Après de longues recherches, Laporte continue seul le long du Nil, non plus pour "ouvrir" les sections non naviguées mais pour faire des images et du film, grand regret de sa 1ère expédition. Retour amer en France.

- En 1958, il coopère à une 3è expédition Suisse qui réussit à descendre le Nil Somerset en gros canoë canadien.

 


 

Ed. Témoignage chrétien & Edito service, 1971 (416 p.)

 

Même texte qu'en 1959. Laporte ajoute une expédition sur le Nil bleu en 1962, toujours avec son équipe Suisse.

 

Intérêts :

- Ce Nil n'est pas sa source la plus longue mais la plus importante en volume d'eau. C'est lui qui apporte la crue légendaire (p. 387).

- Ils ont deux gros canoës qu'ils pilotent à trois : deux devant et un derrière (p. 388).

- Laporte emploie désormais un vocabulaire plus technique, au contact de ces kayakistes de club.

- Ils sont attaqués par des brigands alors qu'ils approchent de la fin de leur parcours. Deux sont tués dans l'attaque (Kadrinka et Walter) et un blessé au cou (p. 402). Ils s'enfuient en hâte dans la nuit, redoutant les rapides à venir. Ils abandonnent tout dans l'urgence : matériel et corps des deux coéquipiers tués. Ils font tout de même 15 km et s'arrêtent au bruit d'un gros rapide.

 


 

Ed. du Rocher, 1981 (420 p)

 

Même texte que 1971.

 

Intérêt :

- La lettre de félicitation du Gal de Gaulle (p. 415).

 


LHOTE, Le Niger en kayak, 194? (la Bibli du Canoe)

Le Niger

en kayak

 

Henri LHOTE

194?

 

Ed. Susse, 1946 ? (176 p.)

 

La descente d'une section plate du fleuve Niger (de Salla-Koïera à Ayorou) en kayak et en solo par un naturaliste en 1939 (?). Lhote a navigué dans un K2 Hart.

 

Intérêts :

- La particularité de cette expédition et qu'elle n'engagea qu'un seul homme, qui plus est spécialiste du Sahara. Il en résulte de très nombreuses rencontres d'autochtones, d'où une bonne connaissance de la vie locale.

- Un argumentaire en faveur du kayak en expédition (en concurrence du canoë) (p. 48).

- Le plan d'aménagement à l'intérieur de son bateau (p. 63).

- Lhote mentionne deux premières en kayak : le Colorado et le Verdon (p. 48).

 


 

Ed. Susse, 1946 (176 p)

 


LINDEMANN, Seul sur l'océan, 1958 (la Bibli du Canoe)

 

 

 

Seul sur l'océan

 

 

Hanes LINDEMANN

1958

 

Ed. Buchet/Chastel Corrêa, 1958 (232 p)

 

Lindemann a traversé deux fois l'Atlantique en petits bateaux, en solitaire et sans assistance : une pirogue creusée dans un tronc d'arbre en 1955 et un kayak pliant avec balancier (l'année suivante ?). L'aventure à peine croyable de ce docteur allemand qui mit 2 mois pour rallier les Antilles au départ des îles Canaries. 72 jours de plein océan, avec ses tempêtes, ses vents contraires, ses oiseaux et poissons, les avaries et soucis matériels, restrictions en ravitaillement. Lindemann a voulu testé corps et esprit : faim, soif, sommeil, réactions physique et mentale.

 

Intérêts :

- Dans sa préparation, il s'est attaché à la pirogue de nuit, pour ne pas risquer de tomber à l'eau en dormant. Pour éviter de s'endormir à un moment critique, il a en vain essayé les pilules et chanter. Mais il a toujours fini par s'endormir (p. 38). Lors de ses traversées, il n'a rien pris de particulier pour ou contre le sommeil. Il dormait les nuits, tant qu'il pouvait, allongé dans son bateau.

- Au cours de ses deux traversées, il a eu de nombreuses visites d'oiseaux et de poissons.

- Il a fait plusieurs essais d'une quinzaine de jours de mer le long des côtes africaines et portugaises, au cours desquels il a décidé de ne plus boire d'eau de mer et de lester sa quille.

- La nuit, il préfère n'allumer aucun feu de signalisation. De toute façon, pense-t-il, les cargos ne le verraient pas (p. 49).

- "Rien n'est plus monotone que de tenir la barre pendant la nuit." (p. 49).

 

1ère traversée, en pirogue, 65 jours, 1955 :

- En 1928, Romer avait déjà traversé l'Atlantique en canot pliant en 58 jours (p. 75).

- Au 18è jour, il n'a toujours pas bu d'eau. Il a mangé ses pommes et mandarines qui lui ont apporté l'eau. Mange de l'oignon pour lutter contre le scorbut mais aussi du miel et du vin rouge (remède grand-mère), les bernacles collées à sa coque, poissons pêchés (p. 86).

- Sur la gestion du sommeil (p. 98).

- Sur les déferlantes (p. 101).

- Arrivée en 65 jours (p. 115).

- "J'avais atteint mon but : Haïti, l'autre république noire, et prouvé que même dans une coquille de noix, incapable de naviguer contre le vent, on pouvait non seulement traverser l'Atlantique, mais parvenir à un point déterminé." (p. 132).

 

2ème traversée, canot pliant (de série, avec balancier), un Arius, 72 jours :

- "Mon expérience de la mer m'a donné une certitude : après le problème de l'eau, le plus important est celui qui consiste à garder sa bonne humeur, son égalité d'âme, bref le problème moral. Au cours de ma préparation, j'y ai toujours attaché le plus grand prix, et j'essaie, à bord, de me maintenir dans cet état d'esprit euphorique." (p. 159).

- Son bateau est un Arius, avec flotteur gonflable. Il le préfère à la pirogue. Très bien adapté à la mer, même forte. Il se comporte mieux que la pirogue. "Quelle merveille de construction, un tel bateau."  (pp. 168 et 184). Il gonfle à fond les deux boudins latéraux pour éviter aux membrures de trop craquer dans le clapot (p. 168).

- Il lui faut une heure pour écoper et éponger son bateau rempli par une grosse vague (p. 170).

- Il a installé un système de récupération d'eau de pluie pour boire (p. 170).

- Une grosse vague de travers le fait chavirer. Il passe la nuit dans l'eau, gelé, bateau renversé et le rétablit au matin. Il a perdu toutes ses boites de conserve, sa bouée flottante, ses appareils de navigation, son couteau, ses appareils photo... (p. 203). Peu de temps après, 2ème chavirage (p. 208).

- Les hallucinations augmentent.

- Arrivée en 72 jours près de Saint Thomas (p. 217).

 

Enseignements d'une telle traversée : le plus important pour réussir est le moral. Il faut entretenir l'optimisme par des techniques intentionnelles (p. 222). Dormir un peu chaque jour (p. 223). Ne pas boire d'eau salée (p. 224).

 

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Une vidéo sur une de ses traversées.

 


MALLEN, Victoire sur la Nahanni, Flammarion, 1955 (la Bibli du Canoe)

Victoire

sur la Nahanni

 

 

Pierre-Louis MALLEN

1955

 

Ed. Flammarion, 1968 (268 p.)

 

Bien que ne traitant pas de canotage à l'ancienne, nous présentons ici cette expédition hors norme, sur la rivière Nahanni (versant est des Rocheuses Canadiennes), première intégrale en bateau. Elle nous semble porter l'esprit des explorateurs des temps anciens.

L'auteur rapporte les discussions des quatre membres de l'équipe de Franco-Canadiens (Jean Poirel, Bertrand Bordet, Claude Bernardin, Roger Rochat) ayant pour la première fois descendu cette rivière, dont la cartographie était encore approximative.

 

Intérêts :

- Une première dans une vallée encore inconnue des services administratifs Canadiens.

- L'engagement parfois déraisonnable mais toujours payant de cette équipe très peu formée à la navigation en rivière.

- Un mode de navigation où on se laisse totalement porter par le courant, sans chercher à se diriger dans les rapides. Et pour cause : les bateaux ne sont pas des canoës mais des canots gonflables de sauvetage ! ce qui est totalement non-conformiste et peut-être inédit alors. C'est pourtant ce qui a fait la réussite de cette expédition. [On parle ailleurs d'invention du rafting.]

- La vie dehors, l'isolement, l'auto-suffisance, en altitude et en fond de vallée, avec les moustiques, les fantasmes véhiculés par les légendes locales, les ours et orignaux, la faim, les incertitudes.

 


MATHERON, L'enchantement des rapides, Jusse, 1944 (la Bibli du Canoe)

L'enchantement des rapides

 

 

Robert MATHERON

1944

 

Avec la collaboration de VON ALBER Franz

Ed. Jusse, 1944 (144 p.)

 

Livre exclusivement orienté vers la navigation sportive (naissante) en haute rivière. 3ème partie du livre.

 

Intérêts :

- Témoignages de descente en canoë et en kayakiste solo.

- Compte-rendus concentrés sur la partie de navigation, non sur les temps hors eau.

 


MAYNE-REID, Vers l'Alaska en canoë, 1929 (la Bibli du Canoe)

Vers l'Alaska

en canoë

 

 

Thomas (Capitaine) MAYNE-REID

 

1929

 

Ed. Jules Tallandier, 1929 (224 p.)

 

Roman.

Quatre jeunes hommes descendent la rivière Rouge pour se rendre chez un oncle. Accompagnés de leur chien, ils naviguent dans un canoë en écorce. Il leur arrive des aventures de coureurs des bois : ours, pêche, dessalage, chasse... On se reportera aux chapitres IX et X pour y lire la construction d'un canoë en écorce.

 


MUIR, Voyages en Alaska, Payot et rivages, 2009 (la Bibli du Canoe)

 

Voyages en Alaska

 

John MUIR

2009

 

Travels in Alaska, 1915

Ici, éd. Payot et Rivages, 2009 

vente ici.

 

L'exploration des glaciers côtiers du pacifique, à pied, en canoë, à la fin du XIXè siècle.

 

Intérêts :

- L'expérience d'un vrai coureur des bois.

- La découverte par un blanc en canoë d'une région inhospitalière.

 


PATRY, En kayak du Gabon au Mozambique, Julliard, 1954 (la Bibli du Canoe)

En kayak du Gabon au Mozambique

 

 

Maurice PATRY

 

1954

 

Collection la Croix du Sud, Ed. Julliard, 1954 (240 p.)

 

La traversée d'ouest en est de l'Afrique en 1951-52, en kayaks pliants, par rivières et lacs de deux jeunes Français, Maurice Patry et Havot.

 

Intérêts :

- La "première" que fut cette croisière en 1952, dans la brousse africaine.

- Pendant leur aventure, l'auteur apprend par les journaux locaux qu'on vient de faire la "première" du Nil (Laporte, Davy, Goddard ; voir plus haut). C'est pour eux une mauvaise surprise car ils l'envisageaient.

- Les photos de l'expédition.

 


 

Collection Marabout, éd. Gérard et Cie, 195? (160 p.)

 

Intérêt de cette édition :

- Un petit article en fin de livre, pour construire un canoë en papier.

 


 

Bibliothèque Rouge et Or Souveraine, Ed. GP, 1955 (194 p.)

 

Intérêt de cette édition :

- Les illustrations de Auger.

 


RASPAIL, En canot sur les chemins d'eau du Roi, Albin Michel, 2005 (la Bibli du Canoe)

En canot

sur les chemins d'eau du Roi

Jean RASPAIL

2005

 

Ed. Albin Michel, 2005 (352 p.)

 

En 1949, Jean Raspail et trois coéquipiers (Philippe Andrieu, Jacques Boucharlat, Yves Kerbendeau) partent en canot toilé sur les traces du Père Marquette, jésuite missionnaire de Louis XIV. Sur les chemins d'eau du roi est une croisière 4 600 km en six mois et demis, de Trois Rivières (Canada) à La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), sur les rivières qui servaient de voie de circulation (Saint Laurent, Mississipi) à l'image de ce que vivaient les colons français du XVIIè siècle.

Ce sont de nombreux portages à la remontée, les campements, les moustiques, un ours, quelques autochtones agréables et d'autres antipathiques, la "bible" de Des Rosiers (Les engagés du grand portage), la maxime de Finley "Combien ces rivières seraient moins suggestives, si les Français n'y étaient pas passés les premiers", les réceptions à l'américaine, et la descente enfin...

Ce livre est une subtile imbrication du récit de la croisière de 1949 et de retours en arrière sur l'histoire de l'Amérique de cette époque-là. C'est aussi un hommage à la douce méthode française de colonisation (comparée à l'anglaise)  du Canada et de la Louisiane.

 

 

Intérêts :

- La croisière s'est déroulée en 1949, du 25 mai au 10 décembre. Ils ont remonté le Saint-Laurent (de Trois-Rivières) et d'autres rivières jusqu'à atteindre leur point haut et redescendre enfin le Mississipi (jusqu'à la Nouvelle-Orléans) (p. 11).

- On appelait les jeunes engagés des "mangeurs de lard", alors que les anciens étaient des "voyageurs" (p. 11).

- Tout au long du récit, on sent la rancœur de Raspail envers les responsables français et leur ignorance de cette partie de l'histoire de France et aussi de ce qu'ont fait ces 4 canoteurs en 1949. Marquette est complétement inconnu en France, oublié. Il est pourtant célèbre en Amérique du Nord car c'est lui qui a (déc)ouvert la voie du Mississipi, le centre des Etats-Unis. Il a sa statue à côté de celle de Lincoln, au Capitole (p. 12). Le nom Marquette est si connu que leur croisière bénéficie de l'effet Marquette. Une fois de plus, ils arrivent en ville, attendus par des centaines de gens (p. 263). Rappel que la France a été le premier pays européen à conquérir toute cette étendue sauvage de l'Ouest américain, avec Jacques Cartier, parti de Saint-Malo. Mais il n'en reste quasiment rien sur le terrain. Tous les forts ayant été construits en bois, tout a pourri (p. 270).

- Le canot de maître, 15 pieds de long pour deux hommes d'équipage ; le canot du nord de 25 pieds, 8 hommes et 1 tonne de fret ; le canot de Montréal de 35 pieds, 12 hommes et 3 tonnes (p. 24). [Pourtant, on lit souvent que le canot de maître est un grand bateau pouvant embarquer plusieurs hommes d'équipage et une grande quantité de marchandise].

- C'est le rail qui a signé la fin des routes de canoë dans la 2è moitié du XIXè. Ça avait duré 230 ans (p. 65).

- On croise encore des croix, dressées sur le parcours, en souvenir des voyageurs morts sur la route (p. 121).

- Des reposoirs étaient installés le long de portages, genre de portique en bois sur lesquels on pouvait y caler le bateau sans avoir à la poser au sol, le temps de se reposer (p. 122).

- "Atterrage" (p. 113), mot qui signifie lieu où l'on peut prendre terre, en venant de l'eau (Larousse).

- Piégés et perdus dans une zone boueuse d'un lac, ils dorment, recroquevillés à bord des bateaux (p. 273).

- Après 3 mois de remontée, ils franchissent enfin la limite de partage des eaux et basculent vers la mer avec le courant (p. 282).

- Comme les pionniers avant eux, ils perdent des affaires dans l'eau (p. 287).

 


RITTLINGER, Dans les écumes de l'Amazone, André Bonne, 1955 (la Bibli du Canoe)

Dans les écumes de l'Amazone

 

 

Herbert RITTLINGER

 

1955

 

Ed. André Bonne, 1955 (240 p.)

Édition originale F.A. Blockhaus, 1938 ?

 

Ce livre est une édition plus complète du suivant : L'Amazone en kayak. Elle comporte plus de chapitres et des photographies.

 

Expédition solitaire en kayak pliant, le Jonas, aux sources de l'Amazone péruvien. Après une longue marche d'approche depuis la côte pacifique pour traverser la Cordillère des Andes, Rittlinger a débuté sa descente sur la source principale de l'Amazone, le Marañon, très haut en altitude (4 500 m). Le fleuve y était torrentiel, dans un décors de haute montagne. Puis, après une semaine de problèmes physiques (probablement dus à l'altitude) il a basculé sur une source secondaire, la Huallaga, plus basse en altitude, cette fois entouré de forêt vierge. Il l'a descendue sur 1 600 km, d'en amont de Tingo Maria à Iquitos.

 

Intérêts :

- Un des rares compte-rendus d'expédition en eau vive.

- Les soucis physiques (vomissements...) probablement dus à l'altitude.

- L'engagement solitaire important dans une région très peu connue des Européens.

- Les photos.

- Il mentionne une précédente expédition sur le haut Euphrate en 1932 (p. 10).

- Son bateau est un kayak monoplace : Nanuk Rex, construit à Leipzig (p. 13).

- Il l'a nommé Jonas (p. 17).

- Rappel d'une peau de kayak, sèche et rétrécie, qui empêcha le montage du kayak (p. 179).

- Le traducteur du texte original écrit "capotage" pour dessalage (p. 223).

 


RITTLINGER, L'Amazone en kayak, André Bonne, 1957 (la Bibli du Canoe)

L'Amazone

en kayak

 

Herbert RITTLINGER

 

1957

 

Ed. André Bonne, 1957 (190 p.)

 

Deuxième édition française de ce même périple péruvien.

 

Intérêts :

- Une intervention finale de Jérôme de Liège.

- Les illustrations de Willy Widmann.

 


RITTLINGER, L'aventure noire, André Bonne, 1957 (la Bibli du Canoe)

L'aventure noire

 

Herbert RITTLINGER

 

1957

 

éd. André Bonne, 1957 (298 p)

 

Récit de croisière de l’expédition de Herbert Rittlinger et sa femme Aveckle et un couple Suisse (Bob et son amie Rosie) sur le Nil Bleu (apportant beaucoup plus d’eau que le plus long Nil Blanc) en kayaks pliants (Klepper et Aerius). Leur objectif est de descendre le canyon du Nil Bleu à partir du lac Tana, région très peu explorée.

 

Intérêts :

 

- Certains chapitres sont écrits par Herbert, d’autres par sa femme.

- En mer, ils naviguent au milieu des requins (p. 56).

- Lui en Klepper T6 (monoplace) et Bob en Aérius (biplace) (p. 90).

- Deux biplaces et deux monoplaces (p. 124). Départ du lac Tana.

- Un kayak est abimé par un crocodile, à terre (p. 243).

- En fin ils naviguent sur le Nil Bleu. Vallée profonde et très large (le haut du canyon fait 30 km de large) (p. 245). Au contraire de ce qu’avait lu Rittlinger, le Nil Bleu est facile à descendre en saison sèche ; bien plus que le Marañon.

- Première rencontre avec d’énormes crocodiles (p. 257).

- Attaque d’un crocodile sur le kayak de sa femme (p. 261).

 


SAMAZEUILH, Nos croisières en canoë canadien, Picquot, 1933 (la Bibli du Canoe)

Nos croisières en canoë canadien

 

 

Jean SAMAZEUILH

1933

éd. Librairie Raymond Picquot, 1933 (240 p)

 

Intérêts :

- Définition d'un terme local, un "bugneur" : ceux qui tirent de toute leur force sur la pagaie (p. 14).

- Mention d'Alfred Rouan et sa maîtrise technique du canoë (p. 15). En 1927, il n'a pas encore enseigné la technique de la pagaie simple (p. 147).

- Quelques lignes au sujet du pontage des bateaux, qui empêche l'eau de pénétrer pendant les rapides (p. 17).

- Canoë-kayak : l'équipier arrière avec sa pagaie double fait le moteur et l'équipier avant à la pagaie simple dirige le bateau (p. 21).

- Croisières : la Dordogne de Vernejoux à Beynac ; la Corrèze de Brive à la Vézère ; la Vézère de Montignac à la Dordogne ; l'Ardèche de Vagué à Tarascon (sur le Rhône) (p. 21).

- La classique polémique kayak pliant / canoë rigide (p. 53).

- Un échouage à peine avouable à marée descendante dans le bassin d'Arcachon (p. 53).

- Croisière sur l'Aveyron, du moulin de Bourron à... ? (p. 82). Beaux rapides entre Pont du Cayla et Villefranche (p. 85).

- Mention d'un canoë français (bateau à l'aviron) qui a descendu l'Aveyron (p. 88).

- Le parcours de haute Dordogne entre Bort et Vernéjoux était appelé le "grand National des pagayeurs" (p. 97).

- L'arrosage des canoës avant de se lancer dans la descente (p. 102).

- L'étrave d'un canoë bois a bien souffert au cours d'une descente en eau vive (p. 105).

- Beaux rapides de haute Dordogne (p. 115).

- Quelques noms de bateaux de l'époque : Pied de Biche, Sanglier, Némo, Combinard (p. 114, 118). Un des bateaux est un Tunmer, celui de Rouan un Lakefield.

- Mention du livre de M. Cohen "Rapides" (p. 150).

- Mention d'un film, "Au fil de l'eau" (p. 139).

- Le Gave d'Aspe, le Gave de Pau, la Méditerranée d'Argelès à Barcelone.

- Ils croisent des podoscaphes espagnols (p. 184).

 

Même édition, avec couverture en dur, illustrée à la main.

 


SAMAZEUILH, Champions  et voyages, L'indépendant, 1953 (la Bibli du Canoe)

Champions

et voyages

 

 

Jean SAMAZEUILH

1953

 

Ed. de l'Indépendant, 1953 (248 p.)

 

Souvenirs sportifs d'un très grand champion de tennis, en tennis (Wimbledon, Roland-Garros), vélo (randonnées) et canoë (randonnées), de 1930 à 1949.

 

Intérêts :

- Témoignages de la grande époque du canoë bois.

- Référence au CCF (Canoë Club de France).

- Trois chapitres sur le canoë :

  1. Chp V La Dordogne, 1934 : compte-rendu sommaire de Saint Denis Près Martel à Calviac. Visite de la Tombelle au pont de Souillac (p.71).
  2. Chp VI Côtes corses, 1935 : 15 jours d'Ajaccio à Saint Florent. Deux canoës : un entoilé Lawrence (Samazeuilh et Fournié) et un Lakefield (les frères Virenque).
  3. Chp VIII Le cap Ferret, 1938 : références à de la Tombelle (p. 171), Rouan (p. 175), au Dr Gaubert (p. 179).

 


SEXE, Croisières en canoë 1908 - 1912, 2000 (la Bibli du Canoe)

Croisières

en canoë

 

Ernest SEXE

2000

 

Ed. Le Canotier, 2000 (128 p.)

en vente ici

 

Les descentes de quatre parcours français par le Docteur Sexe, amoureux de nature, dans son canoë Peterborough. En 1908, accompagné de M. Jacquemin, il a descendu la Vienne et la Loire (de Chauvigny à Ancenis, 216 km en 5 jours) dans le canoë le "Folichon". Par la suite, dans leur beau canoë cedar-rib le "Coquet", il fut accompagné de sa femme. En 1909 sur l'Ognon (de Villersexel à Chalon-sur-Saône, 250 km) ; en 1910 sur le Doubs, la Saône et le Rhône (de Besançon à la Méditerrannée, 625 km en 12 jours) ; les courants et lacs landais du lac d'Hourtin à l'océan Atlantique à Mimizan en 1912 (par les lacs de Lacanau, d'Arcachon, de Cazaux, de Biscarosse, de Parentis, d'Aureilhan et leurs jonctions).

 

Intérêts :

- Belle écriture de l'auteur : finesse, humour, connaissances naturalistes, humilité, bonne humeur...

- Deux randonnées en hotel, deux autres en camping.

- Les photos de l'auteur datant du début du XXème siècle.

- Un paragraphe sur les bordés transversaux (p. 36).

- La tenue vestimentaire selon Sexe : chapeau, chaussettes de laine, espadrilles montantes, jambes couvertes (p. 30).

- Durant leurs randonnées, ils avaient l'habitude de laisser leur bateau, pour la durée des visites de villes, accrochés aux bateaux-lavoirs ou camouflés dans les oseraies (p. 33).

- Matériel de camping : tente, peau de mouton en guise de tapis de sol et couverture en loden. (p. 62). Sur les traces de Lancrenon, De Wogan et Nordin, Sexe défend le mode ultra-léger du canoëiste : entre-autre, pas de pagaie de rechange.

- Un bac sur filin, qui traverse l'eau par la seule force du courant (p. 77).

- Prendre l'extérieur du virage si on rencontre un toueur dans un virage, car la chaîne se tendant, pourrait devenir dangereuse (p. 77). Attention aussi aux cordes de halage.

- Après Valence, sur le puissant flot du Rhône, 70 km en une matinée ! (p. 79).

- La préface historique de De Ravel, fort intéressante.

 


 (la Bibli du Canoe)

En canoë 

sur les rivières

du nord

Robert Louis STEVENSON

1994

 

An Inland Voyage, 1878

ici Actes Sud, 1994

Maison d'édition ici.

 

Récit du voyage en canoës de Stevenson et d'un ami écossais sur l'Escaut, la Sambre et l'Oise, d'Anvers à Pontoise. Stevenson navigue sur l'Aréthuse et son ami sur le Cigarette. Ils progressent de jour et s'arrêtent dans des auberges.

Il faut plus y chercher un portrait des Français ruraux de cette époque que des anecdotes de navigation.

 

Intérêts :

- Un témoignage du comportement Français de la fin du XIXème siècle au contact d'étrangers peu ordinaires.

- Voyage dans les villes et villages de la fin du XIXème siècle.

 


THIELEN, Au gré des flots, Susse, 1948 (la Bibli du Canoe)

 

Au gré des flots

 

Adolphe THIELEN

 

1948

 

éd. Susse, 1948 (160 p.)

 

Descente du Rhône, de Culoz à Avignon, faite en 1938 par six membres du KCM (Kayak Club de Metz), dans trois kayaks biplaces (Klepper, Pionnier et Hart p. 22). Mais aussi, un court séjour sur le lac du Bourget et 15 jours sur la Méditerranée.

 

Intérêts :

- Dit du Rhône qu'il est magnifique, varié, reposant (car coule vite et sans trop gros rapides).

- Ils ont stoppé la croisière à Avignon, sur le conseil d'autres kayakistes rencontrés sur place, sur le motif des moustiques infestant la Camargue.

- Les deux chansons (de Thielen, p. 73) : Chant du Kayak Club et Chant des Campeurs.

- Préconisation sur le nombre et le choix des participants à une croisière longue (p. 85) : six personnes. Moins, on risque de s'ennuyer ; plus, on augmente les risques de conflit. Il faut bien connaître ses coéquipiers. A ce propos, l'auteur ironise sur les conflits naissant invariablement dans les biplaces (p. 54).

- Le détail de six tenues vestimentaires différentes, selon les situations : de la plus simple pour le bateau à la distinguée, en ville (p. 22).

- L'emploi du terme "kayakeuse" (au féminin, p. 81).

- Mention de la technique d'esquimautage Pawlata (p. 153).

 


De WOGAN, Voyages du canot en papier le "Qui-Vive", 1887 (la Bibli du Canoe)

Voyages du canot en papier le "Qui-Vive"

Tanneguy De WOGAN

1887

 

Ed. Hachette et Cie, 1887 (356 p.)

 

Tanneguy de Wogan écrit ses mémoires de 11 000 km de croisières dans son canot de papier, le Qui-Vive (structure bois comme un groenlandais, et couverture en papier collé). Il partit sur des rivières et lacs d'Europe (Paris - Méditerranée, lacs suisses, source du Danube, Rhin, canaux et mer du Nord, Manche), dans les années 1880. Il fait donc figure de pionnier français en la matière (à l'image de l’Écossais McGregor qui le fit dans les années 1860 et de l'Américain Bishop dans les années 1870).

 

Intérêts :

- De Wogan souhaite la création d'un club de canoeing français (p. 2).

- Termes employés à cette époque, rencontrés au fil du livre : canoeing, canotage ; canot, périssoire, dug-out, batelet, nef, pirogue, barque, Rob-Roy (p. 269) ; canotier, nautonier, périsseurs, périssoiriste (p. 275). ; pagaie, hilloire (avec deux "l"), tablier (toile empêchant l'eau d'entrer par le haut) ; rapides (p. 209), tourbillons de la rivière ; pontonniers (p. 130). [pour certains de ces mots, reportez-vous au lexique de cette bibliothèque].

- Il dit avoir parcouru 11 000 km en bateau (p. 2).

- Son canot papier : il le fait construire par le chantier Tellier (quai de la Rapée, Paris) qui s'est d'abord montré bien étonné du mode de construction papier. (p. 8). 5,10 m x 65 cm, coque 3 mm d'épaisseur, pont 2 mm, 25 kg, pagaie et voile houarri (très petite) (p. 9). Alors qu'un canot de bois vaut de 300 à 600 F, un de papier vaut environ 100 F (p. 3). Il dit vouloir expérimenter l'innovation de l'Américain Bishop : le canot de papier (pp. 3 et 7).

- "Quel plaisir on éprouve rien qu'à écrire, par un jour de juillet, ce mot si frais qui évoque à vos yeux brûlés par la réverbération solaire son cortège d'arbres frissonnants, mirés dans les clairs de l'eau, ses mille remous clapotants, ses murmures d'onde réconfortants qui vous promettent de si douces libations, sans compter les babillages de fauvettes dans le fourré vert embaumé de senteurs, et les cabrioles d'écureuils dans le branchage.

Oui, mes visions de canotier, les voici pêle-mêle, telles qu'elles me reviennent : c'est la fraîcheur glaciale des couverts de chênes et de hêtres, c'est la chanson du joli ruisselet, de la source cachée, qui vient tout à coup mêler sa note claire au bruissement monotone du courant; c'est, aussi, la moite atmosphère des soirées d'automne, à l'heure indécise où l'obscurité s'épand sur la rive, avant que les étoiles scintillent là-haut..." (p. 5).

- Départ d'une première croisière de Paris (ponton de restaurant Touriste, quai d'Orsay) à la Méditerranée, le 30 juillet 1884 (p. 12).

- En Suisse, rencontre avec des Américains inscrits dans un club de canotiers du Missouri (p. 74). Sur le lac de Traun, rencontre un autre kayakiste (p. 170).

- Réparation du bateau : colle à bagages et papier à sucre (p. 79) ; brai, suif et toile goudronnée (p. 266). Il dit pouvoir "[...] réparer le dommage en moins de dix minutes, avec un peu de colle et de vernis (p. 137). 

- Lacs de Neufchatel, Léman, de Lucerne, des Quatre cantons, la Reuss, lacs de Zurich, de Constance, de Traun.

- Franchissement d'une chute sur la Reuss (p. 110).

- Rapporte l'exploit de l'Archiduc Jean d'Autriche, qui aurait fait 140 milles en 24 heures, de Lenz à Vienne (p. 171).

- A cette époque où personne n'a encore développé la navigation en eau-vive, il donne un conseil : plus on va vite, mieux ça passe (p. 207). Et il a compris que les gros remous cachaient de gros rochers sous l'eau (p. 209). [à rapprocher de MacGregor 1876 qui donne aussi un conseil de navigation en eau vive].

- Témoignage des soucis que rencontre le touriste français en Allemagne (à Cologne), 15 ans après le guerre de 1870 : très mal accueilli (p. 258).

- Dans les rapides de Rheinfelden (p. 219).

- Le club kayak de Düsseldorf (p. 275).

- La salut des marins entre eux (p. 277).

- La force du courant aidant, étape de 150 km sur le Rhin, entre Düsseldorf et Rotterdam (p. 284).

- Qualifie son bateau de Rob-Roy (p. 269).

- Arrivé à Rotterdam par le Rhin depuis la Suisse, il rentre en France, au Havre, par les canaux du nord et la Manche.